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Le Festival d’autosuffisance alimentaire annulé

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Le Festival d’autosuffisance alimentaire prévu en septembre prochain à Lévis n’aura finalement pas lieu faute d’argent.

Étant donné que l’objectif n’a pas été atteint sur la plateforme de sociofinancement La Ruche, l’initiatrice de l’événement, Marie-Michèle Doyon, a préféré remettre l’activité à l’an prochain.

Lancée en juin dernier, la campagne a néanmoins réuni 190 contributeurs qui s’étaient engagés à verser 14 599 $, alors que l’objectif était de 20 000 $. L’activité devait avoir lieu les 14 et 15 septembre à Lévis. « Je me suis rendu compte que l’été, c’est difficile de rejoindre les gens », a expliqué Mme Doyon.

Même si l’objectif n’a pas été atteint, il existe, selon elle, un intérêt pour la tenue de cet événement.

« Le timing n’était pas idéal, mais clairement, cela a validé l’intérêt. J’ai reçu des super beaux commentaires de la part de gens qui trouvaient l’idée vraiment intéressante. C’est un premier pas vers la tenue du festival, même si ce n’est pas cette année. »

Dans le budget qu’elle avait préétabli, Mme Doyon devait procéder à la location d’équipement, assumer des frais pour les conférenciers et prévoir des coûts pour la publicité.

« Ça vaut la peine de continuer à travailler là-dessus », est-elle convaincue.

Le festival avait pour mission de diffuser les connaissances liées à l'autosuffisance alimentaire et de rassembler la communauté pour lui permettre de s'entraider, et ce, quel que soit le degré d'autosuffisance visé.

Engouement

Encourager l’achat local, acheter des paniers bios, cultiver un jardin communautaire, élever des poules, toutes ces initiatives favorisent l’autosuffisance alimentaire, énumère Mme Doyon.

« On sent qu’il y a un engouement qui est très fort. Je pense que c’est beaucoup plus fort maintenant que ce l’était il y a quelques années », affirme-t-elle malgré l’annulation du festival.

Pour la première édition, l’organisatrice attendait 250 visiteurs par jour. Elle espère que l’achalandage pourra se développer au fil des ans.

Nombreux avantages

Les avantages de l’autosuffisance sont multiples, ajoute-t-elle. « Le plaisir de jardiner, c’en est un. Retrouver le contact avec la nature. On perd des yeux la valeur des choses. On achète tout à l’épicerie. Si un légume n’est pas tout à fait parfait, on le met de côté. Ça apporte aussi de l’abondance et de la fierté. C’est sans compter les aspects environnementaux et économiques. Ça crée des liens entre les gens aussi. »

Lors des consultations qui ont mené à l’élaboration de la politique bioalimentaire du Québec, 59 % des Québécois ont indiqué avoir un plus grand niveau de confiance envers les produits alimentaires d’ici qu’envers les produits alimentaires importés. Malgré tout, près de 80 % des fruits et des légumes sont importés au Québec.