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Un refuge retrouve et euthanasie son chat

Un refuge retrouve et euthanasie son chat
COURTOISIE

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Une Montréalaise se désole que le refuge Le Berger Blanc ait euthanasié sa chatte Caramel seulement trois jours après qu'elle ait été trouvée, privant celle-ci des retrouvailles qu'elle espérait.

Michelle Malier a perdu Caramel vers la mi-juin à Repentigny, où elle habitait alors. Dès qu'elle s'est aperçue de la disparition, elle a contacté Le Berger Blanc pour remplir une fiche descriptive de son animal et lui fournir des photos.

Les semaines ont passé et, le 15 août, elle a trépigné de joie en consultant les avis du refuge, qui avait retrouvé sa chatte le 11 août.

Or, il était déjà trop tard: Caramel a été euthanasiée trois jours après son admission à la succursale du Berger Blanc située à Montréal (qui couvre le secteur Repentigny).

«Quand j’ai appelé, on m’a dit que c’était beau et que mon chat m’attendait, a raconté Mme Malier. C’est seulement en route, lorsque j’ai voulu confirmer l’adresse exacte, qu’une employée m’a dit que ma chatte n’était plus là. J’ai dû insister pour savoir ce qui était arrivé, j’étais furieuse et je pleurais!»

Mme Malier dit que le refuge ne l'a jamais contactée pour lui dire qu'un chat correspondant à la description du sien avait été retrouvé dans le territoire visé par sa déclaration.

Conforme

Joint jeudi par le «24 Heures», le Berger Blanc n'a pas pu commenter le dossier de Mme Malier. Par courriel, le refuge affirme toutefois conserver les animaux errants qu'il recueille pour une période de cinq à sept jours. «Une fois le délai terminé, les animaux sont évalués, puis mis en adoption, sauf exception. Un animal mal en point arrivant à nos locaux peut toutefois être euthanasié avant la fin du délai prescrit pour raison humanitaire, sur décision vétérinaire suite à son examen, si ce dernier est gravement blessé et souffrant», peut-on lire.

Même si l'euthanasie de Caramel après seulement trois jours scandalise Mme Malier, la pratique est conforme à ce qui se fait à Montréal, où le règlement municipal prescrit un délai de 72 heures avant l'euthanasie.

Sans vouloir parler à la place du Berger Blanc, la directrice générale de la SPCA de Montréal, Élise Désaulnier, tient à remettre les choses en contexte. «C’est terrible que le résultat soit l’euthanasie, mais tous les guides de bonnes pratiques de refuge recommandent de faire en sorte que le séjour soit le plus court possible. La très forte majorité des animaux amenés en refuge ne sont jamais réclamés, on veut éviter qu’ils attendent éternellement.»

Le micropuçage des chats et chiens, qui est la meilleure façon de s'assurer d'être contacté si son animal s'égare, deviendra obligatoire pour les nouveaux animaux vendus à Montréal le 1er janvier 2020.

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