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Abolition des commissions scolaires: une campagne avec des fonds publics

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Devant la volonté du gouvernement Legault de les abolir, des commissions scolaires du Québec ont lancé une campagne de sensibilisation payée à même les fonds publics.

Pour le moment, l’offensive publicitaire comprend trois vidéos qui seront diffusées sur les médias sociaux afin de faire connaître le rôle des commissaires scolaires. Une capsule présentée en conférence de presse, vendredi, présente le cas d’élus scolaires de Beaumont qui sont intervenus pour éviter qu’un enfant atteint du syndrome de Williams soit transféré vers une école destinée aux enfants ayant des besoins particuliers. Les parents du jeune garçon craignaient que leur enfant se sente « déraciné ».

Les quelque 30 000 $ utilisés pour ce premier volet proviennent du « budget discrétionnaire » des commissions scolaires. Dans les mois à venir, la campagne de sensibilisation pourrait également se décliner sur d’autres médias.

Mais le président de la Fédération des commissions scolaires du Québec, Alain Fortier, défend toutefois cette utilisation de fonds publics. « Je suis assez étonné qu’on parle de coûts, lorsqu’on essaie de faire valoir un droit citoyen », souligne-t-il.

Abolition

Le gouvernement Legault a annoncé sa volonté d’abolir les élections scolaires et de transformer les commissions scolaires en centres de services. Des conseils d’administration viendraient remplacer le rôle des élus scolaires.

Pour Alain Fortier, une telle réforme ferait perdre « un droit fondamental »des Québécois. « C’est-à-dire, d’avoir des citoyens indépendants du gouvernement au service de leurs problématiques et de la bonne gouvernance », fait-il valoir.

De plus, M. Fortier estime que le projet de loi prévu cet automne amènera un « débat stérile ». « Est-ce que jouer dans les structures est une priorité pour le réseau de l’Éducation ? La réponse est évidemment non », dit-il.

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La présidente de la Commission scolaire de Montréal, Catherine Harel Bourdon, abonde dans le même sens. « Qu’est-ce que ça va apporter de plus aux enfants ? » demande-t-elle. Pour Mme Harel Bourdon, le gouvernement devrait plutôt chercher des solutions pour augmenter la participation citoyenne aux élections scolaires, comme de faire élire les commissaires en même temps que les élus municipaux.

Faible taux de participation

Le débat sur la pertinence des élections scolaires revient périodiquement en raison du faible taux de participation.

En 2014, moins de 5 % des Québécois s’étaient prévalus de leur droit de vote. Le gouvernement Couillard avait ensuite tenté d’abolir ce scrutin local, mais il avait finalement cédé et retiré son projet de loi 86.

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