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Bernier souhaite voir plus d’action

Une lutte est à prévoir avec Jimmy Howard à Detroit

Jonathan Bernier en sera à une deuxième saison à Detroit. L’an dernier, le gardien québécois a présenté une fiche de 9-18-5 avec une moyenne de 3,16.
Photo d'archives, PIerre-Paul Poulin Jonathan Bernier en sera à une deuxième saison à Detroit. L’an dernier, le gardien québécois a présenté une fiche de 9-18-5 avec une moyenne de 3,16.

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À sa première saison à Detroit, Jonathan Bernier a dû ronger son frein avant d’obtenir la confiance de Jeff Blashill. Coincé derrière Jimmy Howard, il lui a fallu attendre la mi-février avant de prendre place devant le filet des Red Wings de façon plus régulière.

Rencontré à quelques jours de son départ vers la Ville de l’automobile, Bernier s’est montré bon joueur avec son entraîneur.

« C’est ce qui arrive quand tu signes avec une nouvelle équipe. Le coach ne te connaît pas, alors ça lui prend du temps à avoir confiance en toi, a-t-il raconté au Journal. Il faut tellement gagner dans cette ligue que c’est exigeant même pour les entraîneurs. Alors s’il ne te connaît pas, il va y aller avec son homme de confiance. »

On peut comprendre Blashill d’avoir émis certaines réserves à l’endroit du Lavallois de 31 ans. Ce dernier a conclu le calendrier avec une fiche de neuf gains contre 18 revers et cinq défaites en bris d’égalité, une moyenne de buts alloués de 3,16 et un taux d’efficacité de ,904.

Pendant ce temps, Howard conservait un dossier de 23-22-5. Toutefois, concernant la moyenne de buts accordés (3,07) et du taux d’efficacité (,909), les statistiques sont similaires.

« J’ai bien gardé les buts vers la fin quand j’ai commencé à voir plus d’action. À ce moment-là, on alternait », s’est défendu Bernier.

Une bonne conversation

Il reste encore deux ans au contrat du gardien québécois. Oui, il a fini par voir de l’action lors de 35 matchs, ce qui s’apparente à sa charge de travail des trois saisons précédentes. Cela ne l’a toutefois pas empêché d’avoir une discussion avec son entraîneur à la fin de la campagne.

« J’ai eu une bonne conversation avec lui. C’est certain que tu demandes toujours d’avoir plus souvent le filet », a-t-il indiqué.

Toutefois, il comprend qu’il doit convaincre le patron.

« En fin de compte, c’est la façon dont je performe. Si je joue bien, je peux lui demander un plus de temps de jeu. »

Pendant deux saisons, à Toronto, Bernier a porté l’étiquette de gardien numéro 1. Des campagnes au cours desquelles il a vu de l’action dans 55 et 58 matchs. Souhaiterait-il ravir le poste de numéro 1à Howard et se rapprocher de ce nombre de parties ?

« Ça fait suffisamment longtemps que je suis dans la ligue, que je me bats pour rester et même pour être numéro 1, a-t-il répondu. Je ne me soucie pas vraiment du nombre de matchs que je joue. Je suis vraiment exigeant envers moi-même et tous les jours je travaille fort. »

Un troisième gardien

Par ailleurs, les Red Wings ont emboîté le pas à ce qui semble lentement devenir la norme au sein du circuit Bettman : celle de s’assurer d’avoir dans sa manche un troisième gardien doté d’une certaine expérience dans la LNH.

Le 1er juillet, ils ont fait signer une entente de deux saisons à Calvin Pickard. Âgé de 27 ans, Pickard a disputé 104 rencontres dans la LNH, dont 50 en 2016-2017 avec l’Avalanche du Colorado.

« Un gardien, c’est toujours un atout, a reconnu Bernier. Une blessure au camp et tu n’es pas mal pris. En même temps, ça pousse tout le monde. Tu sais qu’il y en a un autre qui peut prendre ta place. »

Sans compter que le contrat d’Howard, 35 ans, n’a été reconduit que pour une seule saison. C’est le moment idéal pour Bernier de faire ses preuves.

« Pourquoi on ne serait pas compétitifs ? »

L’hiver risque d’être long à Detroit. À peu près tout le monde s’entend pour dire que les Red Wings rateront les séries pour une quatrième saison de suite et que, encore une fois, ils devraient flirter avec le bas du classement de l’Association de l’Est, en compagnie des Sénateurs d’Ottawa.

Évidemment, Jonathan Bernier n’est pas de cet avis. Le contraire aurait été surprenant.

« On a fini en force la saison dernière (8-3-0). Ça a permis à nos jeunes de gagner en maturité et à notre groupe de prendre de l’expérience », a-t-il soutenu.

« Il ne faut pas oublier qu’au cours des deux premiers mois, on a perdu nos quatre premiers défenseurs », a-t-il ajouté.

Dur coup

Mike Green a raté les neuf premiers matchs de la campagne passée en plus d’être sur la touche pendant près d’un mois à compter de la mi-décembre, Jonathan Ericsson n’a disputé que six des 24 premiers duels de l’équipe, Danny DeKeyser a dû déclarer forfait pour huit parties en octobre et 19 autres en décembre. Enfin, Trevor Daley a raté un total de 38 joutes, dont neuf des 30 premières.

« Pour n’importe quelle équipe, ça aurait donné un gros coup. Avec tout le monde est en santé, je ne verrais pas pourquoi on ne serait pas compétitifs. »

Arrivé au poste de directeur général au terme de cette dernière saison, Steve Yzerman n’a pas été très actif au cours de l’été. Il a fait signer des contrats à l’attaquant Valtteri Filppula, au défenseur Patrik Nemeth et au gardien Calvin Pickard.

Pas très vendeur

« C’est difficile d’attirer des joueurs autonomes quand tu as fini presque dernier. Ce n’est pas très vendeur », a soulevé Bernier.

Belle occasion pour Yzerman de laisser aux jeunes de son organisation la chance de s’épanouir. Et à Detroit, ils seront plusieurs. Les Dylan Larkin, Anthony Mantha, Tyler Bertuzzi, Filip Hronek et Michael Rasmussen sont tous âgés de 24 ans et moins.

« On a de bons jeunes qui montent et qui doivent passer à la prochaine étape. Ils doivent comprendre que c’est leur équipe », a indiqué Bernier.

Filip Zadina et compagnie

Un groupe auquel s’ajouteront les recrues Filip Zadina et Taro Hirose. Les deux ont eu la chance de prendre part à une dizaine de matchs avec les Red Wings vers la fin de la dernière saison.

« Les matchs qu’ils ont joués vont leur donner confiance. Zadina est un marqueur naturel. Il possède un bon lancer et se place toujours au bon endroit pour être dangereux. Hirose nous a aidés beaucoup en fin de saison. C’est un bon jeune. »

La fougue de la jeunesse. Un atout à ne pas négliger.

 

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