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Espoir pour le pont

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La meilleure solution pour assurer la pérennité du pont de Québec, premier lien essentiel entre les deux rives, tient dans son rachat par le gouvernement fédéral.

Il y a longtemps que cette option fait partie des discussions entre le fédéral et le CN, comme l’avait affirmé au Journal le ministre Jean-Yves Duclos peu après son élection, il y a quatre ans. Elle n’avait toutefois jamais été encore endossée par le premier ministre comme c’est maintenant le cas.

Joyau du génie civil canadien, symbole patrimonial et lien essentiel à l’économie de la région, le pont de Québec n’aurait jamais dû être cédé à une entreprise privée, en l’occurrence le CN.

Puis, le fédéral a commis de nombreuses erreurs dans les ententes sur les travaux de peinture et de réfection qui ont mené à des démêlés judiciaires avec le CN, qui se montre depuis intraitable et inflexible, et qui n’a jamais démontré une once de bonne foi dans le dossier.

Ces erreurs doivent être réparées, pour que cesse enfin de rouiller sous nos yeux cette porte d’entrée dans la capitale nationale.

Meilleur compromis

L’idée de recruter Yvon Charest pour agir comme négociateur s’avère par ailleurs des plus judicieuses. Ce gestionnaire très respecté et reconnu a fait ses preuves et saura trouver le meilleur compromis possible.

M. Charest pourrait par exemple recommander la création d’une société qui, comme pour les ponts Jacques-Cartier et Champlain à Montréal, gérerait le pont de Québec. Il pourrait aussi suggérer qu’une compensation financière soit exigée de la part du CN, actuel propriétaire du pont.

Le gouvernement du Québec, qui est de loin le principal utilisateur du pont, pourrait également être appelé à contribuer dans un fonds visant à assurer sa pérennité.

Il est néanmoins dommage que les libéraux, qui avaient promis de régler le dossier de la peinture dans les six mois suivant la dernière élection, aient attendu à quelques semaines du déclenchement d’une nouvelle campagne électorale pour aller de l’avant.

Un changement de gouvernement aurait sûrement pour effet de faire traîner encore en longueur un dossier qui n’en finit plus de traîner. On se croise les doigts pour que cette fois soit la bonne.