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Hubert Proulx en réalité virtuelle

Hubert Proulx et Alarey Alsip dans une scène du jeu vidéo Afterlife du studio montréalais Signal Space Lab.
Photo capture d’écran Hubert Proulx et Alarey Alsip dans une scène du jeu vidéo Afterlife du studio montréalais Signal Space Lab.

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Le comédien Hubert Proulx tient la vedette d’Afterlife, un nouveau jeu de réalité virtuelle lancé cette semaine.

Dans le jeu vidéo, destiné aux consoles et appareils mobiles, le joueur s’immisce dans l’intimité d’une famille éprouvée par le décès tragique de son plus jeune membre, un garçonnet de six ans retrouvé noyé. Hubert Proulx y incarne quant à lui le père dévasté par les événements.

« Ça a été un tournage très intense. Il y a eu beaucoup de scènes d’émotions très, très fortes. Après huit journées sur le plateau d’Afterlife, j’avais l’impression d’avoir fait huit premières au TNM ! » se souvient le comédien en riant.

Il faut dire que l’expérience de la réalité virtuelle s’apparente plus au monde du théâtre que celui de la télévision, ou encore du cinéma. Le tournage d’Afterlife s’est fait à l’aide d’une caméra à six lentilles, installée au beau milieu d’une pièce, captant autour d’elle des images à 360 degrés, permettant ainsi aux comédiens d’évoluer librement dans l’espace où ils se trouvaient.

« Toute l’équipe technique doit être cachée pendant le tournage, alors je me retrouvais seul avec mes partenaires de jeu. Ça crée une intimité extraordinaire. Mais comme il n’y a pas de découpage, on doit faire des plans-séquences. Il faut être hyper préparé quand on arrive sur le plateau, comme dans le cas du théâtre. C’est très exigeant », explique Hubert Proulx.

Hubert Proulx
Photo d'archives
Hubert Proulx

« Rien à perdre »

Ce rôle était loin d’être gagné d’avance pour Hubert Proulx. Peu habitué aux projets anglophones, le comédien s’est simplement dit qu’il n’avait « rien à perdre » en tentant sa chance. C’est donc avec cette mentalité qu’il s’est présenté en audition devant la réalisatrice d’origine colombienne Luisa Valencia.

« Elle est anglophone, donc elle n’avait pas vu mes autres projets. En fait, elle ne me connaissait pas du tout. Alors elle ne savait pas que je jouais habituellement des rôles de bum. Et j’ai un accent quand je joue en anglais, mais ça, elle s’en foutait complètement. Elle cherchait une énergie, bien plus qu’un certain langage, et c’est ça qu’elle a vu en moi », explique-t-il.

Le comédien admet toutefois qu’il sent un certain changement dans les types de rôles pour lesquels il est aujourd’hui considéré. Il réussit désormais à exploiter tout un spectre d’émotions avec des personnages diamétralement opposés, de la comédie musicale Mamma Mia ! au drame psychologique d’Afterlife.

« Souvent, les comédiens sont pris avec l’image qu’on a d’eux, et ça peut être difficile d’obtenir des rôles différents. Mais de plus en plus, je sens que je sors de mon casting de bum. Les gens commencent à réaliser que j’ai un registre plus large que ce qu’on m’attribue habituellement », confie Hubert Proulx.