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La vitesse et le cellulaire pourraient être en cause

Deux jeunes sont morts jeudi lors de violents impacts

Scott Trudeau est mort jeudi dans un accident sur l’autoroute 50, en Outaouais.
Photo collaboration spéciale, David Bates Scott Trudeau est mort jeudi dans un accident sur l’autoroute 50, en Outaouais.

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Un jeune conducteur, possiblement distrait par son cellulaire, est décédé jeudi en Outaouais après avoir percuté un véhicule, blessant gravement un septuagénaire au passage.

Le téléphone de Scott Trudeau a été saisi pour analyse après la collision qui lui a coûté la vie, en soirée sur l’autoroute 50, a confirmé le sergent Marc Tessier, porte-parole de la Sûreté du Québec (SQ).

Un témoin de la scène a d’ailleurs confié au Journal que l’appareil de l’automobiliste de 24 ans était ouvert sur l’interface de l’application musicale YouTube lors de sa découverte dans la voiture accidentée.

« Les premiers éléments de l’enquête démontrent que la vitesse pourrait [aussi] être en cause », a fait savoir le sergent Tessier.

Face à face

Le conducteur originaire de l’Outaouais circulait près du chemin Doherty, dans le secteur de Buckingham, à Gatineau, quand il a dévié de sa voie pour percuter de plein fouet un véhicule qui arrivait en sens inverse. Son décès a été constaté à l’hôpital.

Le Gatinois de 72 ans qui était au volant de l’autre auto a subi de sérieuses blessures, mais on ne craindrait plus pour sa vie, rapporte la SQ.

Il s’agissait du deuxième jeune homme à mourir dans autant de collisions survenues à quelques heures d’intervalle.

Vers 15 h 30, un automobiliste de 18 ans a péri au coin de la route Arthur-Sauvé et du rang Saint-Étienne, à Mirabel, dans les Laurentides.

Jake MacLeod quittait la station-service Ultramar lorsque sa voiture a été emboutie par un poids lourd dans un violent impact latéral. Le jeune conducteur était seul à bord du véhicule.

Sans réponse

Il n’a pas été possible de connaître les hypothèses privilégiées par les enquêteurs de la police de Mirabel pour expliquer cette seconde collision fatale, puisque personne n’était disponible pour répondre aux questions du Journal vendredi, malgré de multiples appels.

Par contre, le directeur de la compagnie Béton du Parc, pour qui travaille le chauffeur impliqué dans l’accident, a indiqué au Journal que l’accident avait eu lieu dans un secteur passant, où les gens effectuent souvent des manœuvres téméraires.

Son employé, un homme dans la cinquantaine cumulant des dizaines d’années d’expérience au volant d’une bétonnière, n’aurait rien pu faire pour éviter l’impact avec la Hyundai Accent de M. MacLeod.

« Il l’a vu tourner et n’a jamais eu le temps de réagir. C’est notre chauffeur numéro 1, l’exemple à suivre, a soutenu Sylvain Rock. Souvent, les gens prennent des chances. »