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Laurence Jalbert a surmonté un cancer des ovaires

Laurence Jalbert
Courtoisie Béatrice Flynn

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La vie n’a pas offert que des cadeaux à Laurence Jalbert. Ayant surmonté une bactérie mangeuse de chair et une dépression dans le passé et devant composer depuis près de 20 ans avec la fibromyalgie, la chanteuse a, de surcroît, dû combattre un cancer des ovaires au printemps dernier.  

«Maintenant, je peux dire: “Yes! J’en ai traversé une autre, je suis passée à travers!”» se réjouit Laurence Jalbert.   

En entrevue pour le Cahier Weekend du Journal de Montréal, que vous pourrez lire samedi, l’auteure-compositrice-interprète a tracé le bilan de ses soixante ans, cap qu’elle a franchi le 18 août dernier, et effleuré du même coup le sujet de ses ennuis de santé. Elle aborde d'ailleurs ce thème dans son deuxième livre, Tout porte à croire, qui paraiîra le 7 novembre prochain aux éditions Un monde différent, quatre ans après la sortie du premier tome de sa biographie, À la vie, à la mer.   

Or, Laurence Jalbert tenait à ne pas ébruiter sa maladie avant d’être guérie. Elle soutient que c’est le cas aujourd’hui.   

«J’en parle, maintenant, parce que j’en suis complètement sortie et tout va bien. Mais tu ne m’aurais pas vue annoncer que je me faisais opérer le lendemain. Je suis vaccinée contre l’apitoiement et le misérable. Je ne veux pas gagner des clics en étant malade! La dépression que j’ai vécue, j’en ai parlé deux ans plus tard, après m’en être sortie.»   

«Tout va super bien aujourd’hui, poursuit-elle. Ils m’ont tout enlevé. J’ai de petites nausées qui me reviennent de temps en temps, mais il n’y a plus de trace de rien. Je peux dire “merci la vie!” Je suis prête pour un autre 20 ans...»   

Synchronicité  

Son cancer des ovaires lui a été diagnostiqué au hasard d’une «synchronicité», un mot qui revient souvent dans le vocabulaire de l’artiste. Son médecin, qu’elle avait consulté un an auparavant pour un examen, revenait tout juste d'un congé de maternité lorsqu’elle a entendu une chanson de Laurence Jalbert à la radio. La spécialiste a alors demandé à consulter illico le dossier de sa patiente qu'elle, lui semblait-il, n’avait pas vue depuis trop longtemps.   

Le diagnostic a été posé rapidement. Dans le mois qui a suivi l’appel fatidique, Laurence Jalbert a enregistré l’album Au pays de Nana Mouskouri, qui sera en vente le 6 septembre. Le 27 mai dernier, elle sortait du studio, le disque en poche. Le 28, elle se faisait opérer.   

«J’étais très sereine, confiante. Je n’avais pas peur du tout. Ce sont des nouvelles qui nous font résonner un peu; j’ai pensé à mes enfants et mes petits-enfants, mais j’avais totalement confiance.»   

Professionnellement, Laurence Jalbert n’a dû annuler que quelques spectacles suite à son opération du début de l’été.   

«J’ai peut-être recommencé à travailler un peu trop vite», rigole-t-elle, avec le recul.   

Résolument discrète sur ses bobos, la rouquine vedette se garde par ailleurs de trop s’épancher sur les douleurs que lui cause la fibromyalgie, une tare qu’elle subit depuis 18 ans. L’un de ses musiciens n’a même appris que récemment qu’elle trainait ce mal depuis aussi longtemps.   

«C’est un fait: j’ai à vivre avec cette maladie, expose-t-elle. Une maladie qui n’est pas mortelle, mais qui m’a changée, veux, veux pas. À bien des niveaux, ça change ma vie. Mais je m’en sors très bien! Ça ne paraît jamais dans mes spectacles, ça ne paraîtra jamais.»