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«On est mauvais depuis longtemps»

Daniel Lovitz soutient que les joueurs sont aussi responsables du départ de Rémi Garde

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 TORONTO | Le coup de tonnerre qui a frappé l’Impact avec le congédiement de Rémi Garde mercredi aurait apparemment surpris les joueurs.  

 

 C’est du moins ce qu’a avancé Daniel Lovitz vendredi matin, même s’il est évident que le courant ne passait plus très bien entre l’entraîneur et ses joueurs.  

 

 « Je ne crois pas qu’on ait vu venir un changement d’une telle magnitude. Ce qu’on savait par contre, c’est qu’on est mauvais depuis très longtemps », a assuré l’arrière gauche.  

 

 « On sait que quelque chose comme ça peut arriver dans une telle situation, et c’est vraiment le côté merdique du sport. Nous devons trouver une façon d’aller de l’avant. »  

 

 Frustration  

 

 Lovitz dit avoir constaté un changement d’attitude quand il a rejoint l’équipe au terme de la Gold Cup. C’était au début de la glissade, en juillet.  

 

 « Quand je suis revenu de la Gold Cup, j’ai remarqué qu’il y avait un malaise au sein du groupe et qu’il y avait beaucoup de tension entre ce qu’on essayait de faire sur une base hebdomadaire et ce qui transpirait sur le terrain », a-t-il expliqué.  

 

 Selon lui, la tension venait surtout du fait que la frustration s’accumulait au rythme des mauvais résultats.  

 

 « Je crois que tout le monde était frustré et n’était pas dans le meilleur état d’esprit, et c’est le résultat de sept semaines difficiles. »  

 

 Imputables  

 

 Lovitz, qui possède un franc-parler remarquable, n’a pas hésité à remettre une bonne partie du blâme sur les épaules des joueurs.  

 

 « C’est un sentiment très désagréable de constater qu’un groupe de personnes a encaissé le coup, alors qu’un plus grand groupe de personnes qui est sur le terrain et qui ne fait pas assez bien le travail est encore là.  

 

 En tant que joueurs, nous devons nous regarder dans le miroir pour constater que nous n’avons pas été près d’être assez bons, et que d’autres en ont payé le prix. »  

 

 On l’aura compris, le jeune vétéran déplore le fait que quelques personnes aient payé pour les ratés de plusieurs dizaines d’individus.  

 

 Positif  

 

 Même si Wilmer Cabrera n’aura pas le temps d’implanter grand-chose, Lovitz estime tout de même qu’un nouvel entraîneur peut apporter autant en perspective qu’en espoir.  

 

 « Peu importe qui arrive ou le contexte dans lequel cette personne arrive, un nouvel entraîneur signifie une nouvelle chance pour beaucoup de gars.  

 

 C’est une nouvelle paire d’yeux qui nous évalue, et peut-être que certaines pièces reviennent dans le débat et que d’autres en seront écartées. »  

 

 Ne serait-ce que pour cette raison, le changement d’entraîneur pourrait avoir des retombées positives sur l’équipe.  

 

 

 Impact  

 

 Des équipes similaires  

 

 

 L’Impact n’a pas à aborder sa visite au BMO Field avec découragement. Les deux équipes ont 34 points, l’Impact occupe le 7e rang dans l’Est, alors que le TFC est 9e. Ce n’est donc pas un adversaire imprenable.  

 

 « On fait face à une équipe qui n’est pas à son mieux non plus, nous sommes assez semblables à eux à bien des égards », a tenu à rappeler Daniel Lovitz.  

 

 

 Impact  

 

 Peu de défenseurs disponibles  

 

 

 L’Impact risque d’être privé d’un de ses deux défenseurs centraux encore en santé, Rudy Camacho, qui a quitté l’entraînement prématurément jeudi.  

 

 C’est l’arrière droit Bacary Sagna qui évoluait aux côtés de Jukka Raitala. Brault-Guillard se trouvait à droite.