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Un cuisinier pervers

Il s’en est pris à une vingtaine de collègues

Donatien Beaulieu
Photo courtoisie Donatien Beaulieu, coupable

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Un agresseur sexuel récidiviste de la région de Montmagny qualifié de « gros cochon » et de « pervers » par quelques-unes de ses victimes a plaidé coupable à une kyrielle d’accusations à connotation sexuelle.

Cuisinier et gérant dans différents restaurants de la région de Montmagny, Donatien Beaulieu, décrit de façon très peu élogieuse par ses victimes, n’hésitait pas à s’en prendre aux employés, mineurs, filles et garçons avec qui il travaillait.

Antécédents

Reconnu coupable d’agressions sexuelles sur une mineure du Kamouraska en 2016, il a aussi écopé d’une peine de 18 mois en mars dernier pour des agressions sexuelles dans un contexte de restauration. Or, cette fois, les accusations pour lesquelles il a plaidé coupable touchent une vingtaine de personnes, dont 12 victimes de gestes à caractère sexuel commis dans quatre autres restaurants de la Côte-du-Sud.

Dans un restaurant de Montmagny, celui qui se faisait appeler Don, « Don comme Don Juan », s’en est pris à presque tous les employés. Pourtant, l’homme de 54 ans n’y a travaillé qu’un été en 2017 avant de se faire mettre à la porte.

Des jeunes

Dès son embauche comme cuisinier, l’accusé se montre trop « affectueux » avec des employés mal à l’aise, notamment avec de jeunes mineures qu’il appelle « ma belle petite fille » en leur caressant le dos et en se collant sur elles lorsqu’il passait derrière dans la cuisine.

« Il me regardait comme un pervers. À mon avis, il s’intéressait aux jeunes filles », a dit une adolescente. Des gestes plus intrusifs ont été commis à l’endroit d’une mère de deux enfants, également cuisinière. Lorsque « Don » passe derrière elle, il lui prend une fesse et rit de façon arrogante même si la victime se retourne en le tapant.

À une autre reprise, après lui avoir touché un sein, Beaulieu lui dit : « Quand je t’ai touché un sein ça m’a donné une érection. » Une collègue de 15 ans disait aussi avoir senti sa « grosse bedaine » et « son pénis sur le bas de son dos » à plusieurs reprises alors qu’elle coupait des légumes. Deux jeunes hommes de 20 et 17 ans ont aussi ressenti un malaise lorsque l’accusé leur caressait volontairement le dos.

En raison de ses nombreux antécédents judiciaires, la procureure Gabriella St-Onge a demandé une peine sévère située entre quatre et six ans. Le juge tranchera en octobre.

 

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