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Du fly-in/fly-out pour trouver des pharmaciens en région

Le recrutement reste difficile même si les universités sont pleines

Audrey Lachapelle (à gauche), propriétaire-pharmacienne du 
Photo courtoisie Audrey Lachapelle (à gauche), propriétaire-pharmacienne du Jean Coutu de la place de Ville, à Sept-Îles, en compagnie de Jessy Brisson, également pharmacienne et associée. 

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La pharmacienne et propriétaire du Jean Coutu à Sept-Îles, Audrey Lachapelle, a recours au fly-in/fly-out, pour combler ses besoins de main-d’œuvre.

Billets d’avion payés, hébergement fourni et voiture à leur disposition, quatre pharmaciens de la région de Montréal font une rotation à Sept-Îles tous les quatorze jours pour permettre à Mme Lachapelle de souffler un peu. Utilisé depuis longtemps par les compagnies minières, le fly-in/fly-out est maintenant adapté à toutes les sauces.

En 2018-2019, on comptait 79 pharmaciens sur la Côte-Nord, soit 0,8 % de l’effectif total au Québec qui s’élève à 9565 pharmaciens. Pourtant, selon le président de l’Ordre des pharmaciens du Québec, Bertrand Bolduc, le problème n’est pas qu’il manque d’étudiants sur les bancs d’école. C’est plutôt le pouvoir d’attraction des régions qui ferait défaut.

Assistants techniques recherchés

« Il y a 400 admissions par année et on reçoit 4000 demandes. Attirer les jeunes en pharmacie, ce n’est pas un problème. Il y a beaucoup d’avenir en pharmacie. Nous sommes même appelés à en faire plus avec le projet de loi 31 qui s’en vient à l’automne, et qui va permettre aux pharmaciens de vacciner et de faire d’autres tâches », affirme M. Bolduc.

« La pénurie d’assistants techniques en pharmacie est encore plus grave que celle des pharmaciens. Des assistants techniques, il en manque partout au Québec tandis que les pharmaciens, c’est plutôt localisé en région et en milieu hospitalier », observe-t-il.

Le recours à des pharmaciens remplaçants est monnaie courante dans les régions, selon M. Bolduc.

Audrey Lachapelle, propriétaire du Jean Coutu à Sept-Îles depuis environ un an, est elle-même native de la Côte-Nord. Après avoir essayé la grande ville, elle a fait un retour aux sources, avec son conjoint, quand l’occasion s’est présentée. Elle est aujourd’hui la patronne de 52 employés.

Des coûts importants

« Les grosses compagnies paient les employés très cher. Donc, ça vient diminuer notre bassin de main-d’œuvre », confie Mme Lachapelle qui est loin d’être la seule dans cette situation. « Je savais que la pénurie était une réalité dans notre domaine, mais c’est encore plus difficile que je pensais. »

Mme Lachapelle a poursuivi l’initiative mise en place par le précédent propriétaire pour faire venir des pharmaciens remplaçants à Sept-Îles, mais elle y a apporté quelques améliorations. Par exemple, plutôt que de faire affaire avec des inconnus à chaque remplacement, Mme Lachapelle les a embauchés, ce qui assure une stabilité pour la clientèle.

« C’est sûr que les coûts sont très importants. Un billet d’avion Sept-Îles–Montréal coûte plus cher que d’aller en Europe, mais est-ce que j’ai le choix ? » conclut-elle.

Construction

Visites dans les écoles dès septembre

La Brigade des jeunes leaders de la construction de l’ACQ-Québec débarquera dans plusieurs classes des écoles secondaires et des centres de formation de la région de Québec et Chaudière-Appalaches dès septembre.

L’objectif est de mieux faire connaître aux jeunes de 12 à 25 ans les possibilités qui s’offrent à eux dans le secteur de la construction.

Cette initiative de l’Association de la construction du Québec (ACQ), région de Québec, regroupe treize femmes et hommes âgés de moins de 35 ans au profil atypique qui sont des travailleurs passionnés de l’industrie de la construction.

Cette activité précédera le Chantier de l’emploi, qui se tiendra les 18 et 19 octobre à Québec, et qui permettra de découvrir les employeurs et les établissements de formations de la région.

L’ACQ-Québec est convaincue que la mise en place du Chantier de l’emploi permettra d’agir autant sur la pénurie de main-d’œuvre que sur la baisse des inscriptions aux programmes techniques.

Aviation

Plus de 75 postes à pourvoir chez Chrono

Pourquoi ne pas joindre l’utile à l’agréable ? Chrono Aviation y a pensé en organisant deux journées portes ouvertes les 6 et 7 septembre prochains, à ses installations de Saint-Hubert, sur la Rive-Sud de Montréal.

L’entreprise a préparé une programmation spéciale pour cet événement gratuit auquel sont conviés tous les professionnels de l’industrie et leur famille.

« C’est une occasion unique d’échanger avec des passionnés d’aviation », mentionne-t-on dans l’invitation.

Les visiteurs auront l’opportunité d’explorer le nouveau hangar ultra moderne Luxe, ainsi que la flotte d’aéronefs de Chrono Aviation. Des entrevues d’embauche seront effectuées vendredi et samedi. Plus de 75 postes permanents sont à pourvoir en opération et en maintenance aux installations de Saint-Hubert.


♦ Chaque samedi, Le Journal traitera des enjeux touchant la pénurie de main-d’œuvre. Comment les entreprises s’ajustent à cette nouvelle réalité. Comment les travailleurs, jeunes, immigrés et plus âgés, s’y préparent.

♦ Si vous avez des témoignages à donner ou des solutions à proposer, veuillez écrire à diane.tremblay@quebecormedia.com

 

 

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