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Passeport de stars: quand voyager est une priorité

Bénédicte et Myriam devant un autre coucher de soleil mémorable du Costa Rica sur une plage du Pacifique Nord en 2019.
Photo courtoisie Bénédicte et Myriam devant un autre coucher de soleil mémorable du Costa Rica sur une plage du Pacifique Nord en 2019.

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Grâce à son métier de comédienne, Myriam LeBlanc voyage partout à travers le monde. En juin dernier, elle était à Moscou pour jouer dans Les sept branches de la rivière Ota, de Robert Lepage, une pièce qui sera également présentée au Japon et en Angleterre. Mais il n’y a pas que le travail qui l’amène aux quatre coins de la planète. Depuis des années, Myriam LeBlanc et son conjoint, le comédien Stéphan Allard, font du voyage une priorité familiale. « On essaie de faire un grand voyage par année et de planifier notre budget en conséquence. Nous préférons en profiter avec nos deux filles Claudelle et Bénédicte, pendant que nous sommes encore là », dit-elle.

Son grand coup de cœur : Le ­Costa Rica qu’elle a visité quatre fois. Elle espère maintenant découvrir le Vietnam et le Cambodge, prochain grand voyage en tête de liste. Son rêve ultime : explorer pendant trois mois, en sac à dos, l’Amérique centrale et l’Amérique du Sud en famille.

Vous voyagez pour votre métier, mais personnellement, êtes-vous une grande voyageuse ?

Si j’étais contrainte à ne plus voyager, je serais très malheureuse. Voyager me permet de garder mon équilibre, et de prendre une distance de ce qui m’habite ou m’accable dans mon quotidien. À mon avis, c’est la meilleure façon de remettre le compteur à zéro. De plus, le voyage nous permet de mieux comprendre notre planète, l’autre, mais également nos différences et tout ce qui nous rassemble.

Vous affectionnez particulièrement le Costa Rica, au point d’y être allée quatre fois.

Toute la famille sur la plage de Tamarindo
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Toute la famille sur la plage de Tamarindo

Je dirais même que si j’avais à tout vendre et à refaire ma vie, c’est là où j’irais m’installer. J’ai tellement aimé ce pays que lors de mon premier séjour, je me souviens d’avoir pleuré en le quittant pour revenir au Québec. C’est un pays que j’adore, car il offre une multitude de paysages et d’activités. Le Costa Rica plaît autant aux amoureux des montagnes que des plages. Bien qu’il se développe très rapidement, beaucoup d’endroits n’ont pas encore été pris d’assaut par les touristes. Quel plaisir de se perdre au volant de sa voiture louée et découvrir des plages splendides et désertes. C’est un pays que j’aime aussi pour son énergie. Les habitants sont accueillants. Ils ont cette capacité à profiter de la vie et à oublier les tracas. Un esprit parfait pour les vacanciers.

Quels sont vos coups de cœur dans ce pays ?

La côte caribéenne est à voir absolument ! Elle est plus difficile d’accès à cause des routes « compliquées et imparfaites » et de leur achalandage, mais le jeu en vaut la chandelle. C’est une région très « reggae », « sauvage », et la nature y est spectaculaire. À Noël, nous avons séjourné à Cahuita. Nous avions l’impression d’être à l’autre bout du monde tellement il n’y avait personne. Puerto Viejo, un village à proximité, est un peu plus développé, mais j’ai beaucoup aimé son ambiance. Sur la côte du Pacifique, la péninsule de Nicoya regorge de villages aux plages extraordinaires et les surfeurs en raffolent. Des lieux tout indiqués pour prendre la vie du bon côté, lire de bons romans, faire du yoga, et même de l’équitation. Le secteur de Dominical, plus au sud, mérite aussi le détour.

Et il y a aussi des volcans au Costa Rica...

Vue sur le cratère du volcan Irazu en 2019
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Vue sur le cratère du volcan Irazu en 2019

Les paysages en altitude sont à ­couper le souffle. Dans la région nord-ouest, il faut découvrir le parc national du volcan Arenal. Il est impressionnant bien sûr, mais la jungle environnante l’est tout autant. Elle est habitée par des serpents, de nombreux singes, et dispose de cascades époustouflantes, l’image parfaite du paradis ! Nous avons découvert le parc national du volcan Irazu. Nous sommes montés en voiture jusqu’au sommet à 3500 mètres d’altitude, si haut que nous avions l’impression de toucher aux nuages ! Une expérience grandiose !

Dans quelle ville, seriez-vous ­heureuse de vous installer ?

Berlin. Une ville de création, vibrante, où les arts sont mis de l’avant. Berlin, c’est ­aussi la capacité d’un peuple à aller de l’avant ­malgré les stigmates reliés au ­passé. L’architecture est magnifique. On a su ­marier de manière formidable le nouveau et l’ancien. De plus, je suis végétarienne et la culture végétarienne y est très présente.

Avez-vous déjà été déçue par une destination ?

Les maisons colorées d’Olinda au Brésil
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Les maisons colorées d’Olinda au Brésil

Florence, et pourtant j’avais tellement hâte de visiter la ville. Mais elle était envahie de touristes, malgré la basse saison. J’ai traversé le fameux Ponte Vecchio, en me faisant pousser ! On s’est tellement sentis agressés à Florence, que nous avons décidé de changer de destination pour nous rendre en Toscane. J’ai adoré le Brésil, un pays magnifique avec ses falaises au-dessus de la mer, et ses villages coloniaux aux maisons multicolores. Par contre, à plusieurs occasions, on ne se sentait pas en sécurité. Il faut avoir les reins solides pour visiter certains endroits du Brésil.

Dernièrement, vous avez présenté le spectacle Les sept branches de la rivière Ota, de Robert Lepage au ­festival Tchekov en Russie. Parlez-­nous de votre séjour.

Pour s’amuser : longue série de « faces russes » devant la cathédrale de Moscou
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Pour s’amuser : longue série de « faces russes » devant la cathédrale de Moscou

L’expérience fut exceptionnelle. Bien que le spectacle dure 7 heures, le public a été suspendu à nos lèvres jusqu’au bout, et nous avons eu droit à des applaudissements sans fin. Je dois avouer que j’ai pleuré de gratitude d’avoir pu vivre cette expérience unique. J’en ai profité pour visiter le Kremlin à Moscou et le Musée de l’Ermitage à Saint-Pétersbourg, l’ancienne résidence du tsar Pierre Le Grand, devenu l’un de plus grands musées du monde. Ce musée à lui seul vaut le voyage. Je suis revenue avec le désir d’en savoir plus sur l’histoire fascinante de ce pays, et j’ai trouvé très inspirant de pouvoir voir de mes propres yeux ce que j’avais appris dans mes cours d’histoire du secondaire.


► Les Sept Branches de la rivière Ota sera présenté au Diamant de Québec du 7 au 15 septembre 2019. Cliquez ici pour visiter le site web.


► Pour en savoir plus, suivez notre collaboratrice Marie Poupart sur Facebook.