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Un héros méconnu

Jour de courage, Brigitte Giraud,
aux Éditions Flammarion, 160 pages
Photo courtoisie Jour de courage, Brigitte Giraud, aux Éditions Flammarion, 160 pages

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Ça y est, c’est parti : voici le tout premier titre de la rentrée littéraire de septembre. Et bien sûr, ça ne fait que commencer !

Dans ce court roman de la Française Brigitte Giraud, l’année scolaire est déjà bien avancée. Les élèves de la classe de Mme Martel ont suivi plusieurs cours expliquant la montée du nazisme et pour eux, le moment est venu de passer à l’étape des exposés oraux. Livio, 17 ans, décidera ainsi de parler de l’autodafé des livres proscrits par le régime nazi. Et pour ce faire, il racontera surtout le parcours hors-norme de Magnus Hirschfeld, un médecin allemand mort en 1935 qui n’a absolument rien à voir avec des monstres tels que Josef Mengele ou Karl Gebhardt. Bien au contraire. Car encore aujourd’hui, on dit qu’il était à la sexualité ce que Freud était à la psyché et Einstein à la science.

Un précurseur des droits civiques

En 1919, à Berlin, Hirschfeld a fondé le premier institut de sexologie au monde avec une bibliothèque unique en son genre, puisqu’elle renfermait pas moins de 20 000 volumes liés à la sexualité (que les nazis ont fini par brûler). Mais ce qui rend ce médecin encore plus spécial, c’est qu’il a consacré sa vie à lutter contre la loi 175 du Code pénal allemand. Une loi qui a criminalisé l’homosexualité masculine jusqu’en 1994.

Maintenant, on peut se demander ce qui a bien pu pousser un ado timide à choisir pareil sujet. Eh oui. Et en réalisant que Livio était en train de faire son propre coming-out, ses copains ne se montreront pas très tendres envers lui...

Un livre truffé de digressions dont le principal avantage – pour ne pas dire le seul – a été de nous faire découvrir l’existence de Magnus Hirschfeld.

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Un point d’interrogation est un demi-cœur

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Sofia Lundberg, aux Éditions Calmann-Lévy, 384 pages

 

Elin a tout pour être heureuse : un mari qui gagne très bien sa vie, une fille qui a été acceptée dans une prestigieuse école de danse et un superbe loft à New York. Le hic ? Elle n’y passe pas beaucoup de temps, son métier de photographe de mode la retenant constamment à l’extérieur. C’est une lettre envoyée de Suède qui bouleversera son existence et qui nous permettra de découvrir tout ce qu’elle a traversé durant son enfance. Bien, mais sans être un coup de cœur.

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Stephen King, aux Éditions, Le livre de poche, 160 pages
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Stephen King, aux Éditions, Le livre de poche, 160 pages

 

Un excellent inédit de Stephen King, ça vous dit ? Alors bienvenue à ­Castle Rock, où Scott Carey semble avoir de très gros problèmes : chaque jour, il perd un peu plus de poids... même s’il ne suit aucun régime et que de l’extérieur, il paraît toujours aussi gros. Mais ce n’est pas tout. Il est comme chien et chat avec ses nouvelles voisines, des lesbiennes qui viennent d’ouvrir un resto. Ce qui ne l’empêchera pas de leur venir en aide à sa manière.

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Collectif, aux Éditions Larousse

 

L’école étant sur le point de recommencer, c’est le dernier outil du genre qu’on tient à présenter. Pouvant être suspendu au mur ou au frigo (à l’aide des ­aimants fournis), ce ­calendrier ­mensuel a été conçu pour qu’on y note dates ­importantes, ­journées pédago, ­anniversaires, etc. Il comprend aussi un bloc à messages, près de 1000 autocollants ­thématiques, une grande pochette et des fiches-conseils.

David Bowie : A life

Dylan Jones, aux Éditions Ring, 752 pages
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Dylan Jones, aux Éditions Ring, 752 pages

 

Il ne faut pas se fier au titre, puisque tout le reste de cette imposante biographie a été traduit en français ! Imposante et ­différente, puisqu’elle ­réunit les propos de 182 personnes qui ont croisé ou bien connu Bowie. Quelle que soit l’année ou l’étape de sa vie, on pourra ainsi lire de nombreuses interviews qui s’y rapportent. Au ­début, c’est un peu difficile à suivre. Mais promis, on s’y habitue assez vite.

Frissons garantis

Millénium 6 – La fille qui devait mourir, David Lagercrantz, aux Éditions
Actes Sud, 380 pages
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Millénium 6 – La fille qui devait mourir, David Lagercrantz, aux Éditions Actes Sud, 380 pages

Millénium 6 – La fille qui devait mourir

Bon. Par où commencer pour parler de ce sixième opus de la célèbre série Millénium sans rien ­divulgâcher... Peut-être par ce mendiant, qui a été retrouvé mort dans un parc du centre-ville de Stockholm. Au début, personne ne se ­souciera vraiment de cette affaire. Non seulement parce qu’elle a été confiée à l’un des plus mauvais flics de la ville, mais parce qu’à première vue, tout porte à croire que l’homme a ­simplement fini par succomber d’un excès d’alcool. ­Intrigué par ses doigts amputés et l’état de ses muscles, ­extrêmement abîmés, le médecin légiste en ­décidera cependant tout autrement et pour confirmer ses doutes, il ­s’empressera de contacter le ­reporter Mikael Blomqvist.

La vengeance, un plat qui se mange froid

Voilà pour ce qui est de la principale intrigue, dont le dénouement est parfois un peu complexe (et long) à suivre. Mais il y a aussi l’autre, celle qui nous permet de voir ce que devient Lisbeth Salander. Présentement à Moscou, la hackeuse surveille minutieusement chacun des faits et gestes de sa chère sœur Camilla. Car tel qu’elle l’a mentionné à Mikael, elle sera maintenant le chat, pas la souris.

C’est le dernier volet de la série signé David Lagercrantz. Mais rien ne nous dit qu’un écrivain plus inspiré ne reprendra pas bientôt le flambeau.