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Les plaisirs de l’autocueillette

Les plaisirs de l’autocueillette
Photo courtoisie, Ferme Genest

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Un panier d’aliments frais cueillis de vos mains, les souvenirs d’une escapade familiale à la campagne, les paysages d’une nouvelle région explorée en tête, puis un carnet d’adresses gourmandes bien rempli... Voilà ce que vous pourriez, entre autres, rapporter de votre expérience d’autocueillette !

Parcourir les champs pour cueillir soi-même des fruits et des légumes remplis de saveurs est une activité qui a bien évolué au fil des ans. «L’autocueillette a toujours existé, mais elle n’était pas publicisée», rappelle Arthur Cauchon, propriétaire de la ferme du même nom à Château-Richer. Autrefois motivée par la volonté de faire des provisions, l’autocueillette est devenue aujourd’hui une activité agrotouristique familiale à la campagne.

De bonnes fraises fraîches, un délice pour petits et grands !
Photo courtoisie, Ferme Genest
De bonnes fraises fraîches, un délice pour petits et grands !

D’ailleurs, «l’offre ne se limite plus à l’autocueillette de fruits et de légumes, les entreprises agrotouristiques se sont adaptées aux attentes de la clientèle familiale en élargissant l’offre à la ferme», constate Françoise Bossiroy, agente de projet en agroalimentaire pour la Fédération de l’UPA de la Capitale-Nationale–Côte-Nord. Mini-ferme, aire de jeux, balades en tracteur, sentier pédestre, centre d’interprétation, tables à pique-nique et une foule d’autres activités réjouissent désormais les familles qui prolongent ainsi leur expérience chez les producteurs.

«L’autocueillette peut prendre environ 15 minutes, selon la patience des enfants qui ont envie d’avoir la récompense d’aller jouer dans les jeux après [...] C’est une demi-journée qui ne coûte pas cher et les enfants sont épuisés», souligne Laura Genest, copropriétaire de la Ferme Genest à Saint-Nicolas.

Les plaisirs de l’autocueillette
Photo courtoisie, Fédération de l’UPA de la Capitale-Nationale–Côte-Nord

Explosion de fraîches saveurs

Il demeure que «la qualité [des produits] est la principale raison évoquée par les adeptes de l’autocueillette», explique Mme Bossiroy. Et nombreux sont les consommateurs en quête du produit le plus sain possible, issu de l’agriculture écologique ou écoresponsable, explique Laura Genest.

La variété de produits qu’il est possible de cueillir soi-même a aussi explosé au fil des années.

En plus des incontournables de l’autocueillette comme les fraises et les pommes, les framboises, les bleuets, les cassis, les raisins, les cerises, les haricots, le maïs, les tomates, les poivrons, les courges, les poireaux, les citrouilles et bien d’autres aliments se côtoient maintenant dans les paniers. La fraîcheur a désormais plusieurs goûts.

«Les gens viennent cueillir des produits frais et se rendent compte qu’ils sont meilleurs que ceux qu’ils achètent ailleurs pendant le reste de l’année», affirme M. Cauchon.

Les plaisirs de l’autocueillette
Photo courtoisie, Ferme Genest

Redécouvrir son assiette

Fiers d’avoir rempli eux-mêmes un sac de pommes ou un contenant de fraises et riches de leur rencontre avec un producteur qui a partagé sa passion avec eux, petits et grands posent un regard différent sur les produits qui garnissent leur assiette.

Sachant maintenant où poussent les courges, l’effort que demande la récolte des framboises, le travail que nécessite l’entretien d’un verger, la vraie saveur d’un concombre fraîchement cueilli, un sentiment de respect pour les produits et le travail des producteurs les anime, appréciant davantage chaque bouchée qu’ils savourent.

L’achat local s’invite dans leurs habitudes de consommation et l’autocueillette devient une activité récurrente en saison, suivant le calendrier des récoltes. S’approvisionnant de produits frais et transformés directement à la ferme, ils réduisent l’emballage des aliments qu’ils rapportent à la maison, tout comme le kilométrage parcouru par ceux-ci.

Pour profiter des saveurs d’ici même en hiver, les corvées de mise en pots en famille s’organisent, tout comme la confection de tartes et de pâtés à congeler pour les fêtes, la déshydratation et la lactofermentation s’invitent dans les cuisines. Manger des asperges du Québec pour Noël, c’est possible !

Qu’est-ce qu’on cueille?

Les plaisirs de l’autocueillette
Photo Adobe stock

Du côté des fruits, c’est le temps des pommes, des poires, des prunes et des raisins, alors que bientôt les courges et les citrouilles seront prêtes à être récoltées. Quant aux légumes, c’est l’abondance ! L’offre est variée et il est même possible de cueillir ses épis de maïs pour l’épluchette annuelle.

Consultez des sites comme autocueillette.com de la Fédération de l’UPA de la Capitale-Nationale–Côte-Nord, celui de fraisesetframboisesduquebec.com ou de lapommeduquebec.ca pour découvrir des producteurs qui attendent votre visite et les aliments qu’ils vous proposent à ce moment de l’année.

À bon cueilleur, tout honneur

Avant de sillonner les champs en quête de fruits et légumes débordant de saveurs à pleine maturité, voici un petit rappel des quelques règles du cueilleur respectueux.

Les plaisirs de l’autocueillette
Photo Adobe stock

1. Prévoir des contenants ou respecter ceux proposés par les producteurs. Impossible de mettre 12 livres de pommes dans un sac de 10 livres!

2. Cueillir tous les fruits à maturité à l’endroit indiqué par le personnel. D’ailleurs, saviez-vous qu’une pomme verte ne signifie pas qu’elle n’est pas mûre, mais qu’elle a plutôt reçu un coup de soleil, souligne Mme Genest.

3. Utiliser les techniques de cueillette suggérées par le producteur, afin de ne pas abîmer les plants et les aliments. Par exemple, ne jamais tirer sur la pomme, mais plutôt la tourner en la levant vers le ciel et être prêts à rattraper celles qui tomberont avant qu’elles ne touchent le sol.

4. Respecter le produit en évitant le gaspillage et en prenant soin de ne pas l’abîmer. Mordre une pomme et la jeter au sol n’est pas un comportement convenable, tout comme lancer des fraises et sauter sur les citrouilles. Malheureusement, s’il faut l’écrire, c’est que des gens le font encore.

5. Ne pas manger plus de fruits et de légumes que l’on en cueille.

6. Toujours téléphoner à la ferme avant de se déplacer pour s’assurer de la disponibilité des produits.