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Un départ canon pour le Rouge et Or

Le Rouge et Or amorce sa saison avec un gain de 41 à 10 sur le Vert & Or

Joanik Masse a fait mal au Vert & Or autant par la voie des airs qu’au sol.  On voit le porteur de ballon célébrer l’un de ses deux touchés en deuxième demie.
Photo Didier Debusschère Joanik Masse a fait mal au Vert & Or autant par la voie des airs qu’au sol. On voit le porteur de ballon célébrer l’un de ses deux touchés en deuxième demie.

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Dominé au premier quart, le Rouge et Or de l’Université Laval est revenu en force pour vaincre le Vert & Or de l’Université de Sherbrooke par la marque de 41-10 dans un match disputé dimanche au PEPS, en lever de rideau de la saison des champions de la Coupe Vanier.

Avec la recrue Anthony Robichaud aux commandes de l’offensive, le Vert & Or a amorcé le match en force avec une séquence de 103 verges qui s’est conclue par un touché de Sébastien Béland sur une course de huit verges. Deux autres séries des visiteurs tôt au deuxième quart se sont soldées par des simples sur des placements ratés avant que le Rouge et Or prenne le contrôle du match.

À l’exception d’un simple sur le premier jeu du 3e quart, le Rouge et Or a marqué 41 points sans réplique.

Nervosité

«Je suis content de la victoire, mais pas satisfait de la performance, a résumé l’entraîneur-chef Glen Constantin. Nous avons été chancelants défensivement et avons commis des erreurs d’assignation au premier quart, mais je donne aussi crédit à Sherbrooke. Leur quart-arrière s’est bien comporté et il était bien préparé. Sherbrooke avait un bon plan et crédit à Justin (Chapdelaine) qui connaissait notre ADN et qui s’est bien préparé, ce qui est de bonne guerre.»

«Après la poussée de 103 verges qui s’est étirée sur près de sept minutes, je me sentais cheap envers notre offensive, de poursuivre Constantin. Nos couvertures n’étaient pas étanches et les gars étaient un peu nerveux.»

Mathieu Lecompte déplorait l’indiscipline de sa troupe qui a été punie pour 155 verges et les opportunités ratées.

« Au lieu de sortir du terrain avec une avance considérable à la demie, nous avons laissé des points sur le terrain, a souligné le pilote du Vert & Or au sujet des deux placements ratés par Pierre-Antoine D’Astous. Ce n’est pas plaisant une pluie de drapeaux sur le terrain. On doit être plus disciplinés. Nous avons été notre pire ennemi. Nous allons régler la situation à l’interne. »

Parfait à ses huit premières passes, Robichaud a eu droit aux bons mots du patron. «Il a accompli un travail incroyable, a mentionné Lecompte. Ce n’est pas évident pour une recrue de disputer son premier match au PEPS avec l’équipe sur ses épaules et il a connu un beau baptême.»

Jeu truqué payant

Le vent a changé de côté dans les dernières minutes du deuxième quart. Sur un 3e essai et deux verges à la ligne de 30 du Vert & Or, le botteur de précision David Côté s’est amené sur le terrain comme s’il allait tenter un placement, mais il s’est plutôt aligné comme ailier espacé et le centre a remis le ballon à Christian Dallaire en formation wildcat qui a galopé sur 29 verges jusqu’à la ligne d’une verge.

Deux jeux plus tard, David Pelletier a marqué le touché sur un jeu d’attiré du quart-arrière. Vincent Breton-Robert ajoutait un 2e majeur 71 secondes plus tard sur une passe parfaite de Samuel Chénard. Laval n’a jamais plus regardé en arrière.

«Ce jeu truqué nous a donné des ailes», a imagé Constantin. «On a rentré ce jeu trois jours avant le match et on pensait s’en servir plus tard dans la saison, mais nous en avions besoin, de renchérir Dallaire. J’avais hâte de le faire et c’était super cool.»

Lecompte prenait le blâme. «On prend ce jeu sur nous. On doit préparer nos jeunes à toutes les situations. Ça va rentrer dans le bagage d’expérience de jeunes joueurs et de jeunes entraîneurs.»

Un premier examen réussi haut la main pour Masse

Joanik Masse a saisi sa première chance de s’illustrer.

À son premier match depuis novembre 2017, et troisième sur la charte de profondeur avant la rencontre, le porteur de ballon a amassé 108 verges et un touché en 17 courses en plus d’ajouter un majeur sur une réception de neuf verges.

«Ça fait du bien de revenir sur le terrain et d’affronter un vrai adversaire, a souligné Masse. J’ai ressenti un beau feeling et ça me rappelait de bons souvenirs. J’étais confiant en mes moyens, mais c’est rassurant d’obtenir de bons résultats.»

Même si Masse se trouvait derrière Vincent Breton-Robert et Philippe Lessard-Vézina dans l’alignement, Justin Éthier était persuadé de l’utiliser.

«Il a passé son premier examen avec succès, a illustré le coordonnateur offensif du Rouge et Or au sujet du joueur par excellence sur la scène collégiale Division 1 en 2017. Sa façon de courir nord-sud a été le point tournant du match.

Joanik Masse a fait mal au Vert & Or autant par la voie des airs qu’au sol.  On voit le porteur de ballon célébrer l’un de ses deux touchés en deuxième demie.
Photo Didier Debusschère

«En raison de ses succès au collégial, Joanik nous intriguait. Il n’est pas le plus spectaculaire, mais c’est surprenant comment il est efficace. J’ai toujours l’impression qu’il tombe deux, trois verges plus loin. Il a connu un bon camp et j’ai beaucoup de respect pour son attitude professionnelle.»

À son premier départ à Laval, Samuel Chénard a complété 12 de ses 17 passes pour 120 verges. Il a lancé trois passes de touché et a été victime de deux interceptions.

«On a connu un mauvais départ, mais on n’a jamais paniqué en retard 9-0 et on a continué d’exécuter, a-t-il souligné. J’étais nerveux un peu en partant. Sur ma première interception, j’aurais dû changer de lecture. Sur la passe de touché à Vincent Breton-Robert, j’étais plus en confiance et le ballon a bien sorti. Il y avait peu d’espace et ce fut un très bon jeu.»

Plein les bras

Kean Harelimana et l’unité défensive du Rouge et Or en ont eu plein les bras au premier quart.

«On en a eu pour notre argent, a résumé le secondeur qui a réussi 5,5 plaqués, dont deux pour pertes et un sac. Chapeau à leur quart-arrière qui a bien joué. On voulait trop en faire en partant, ce qui ouvrait des fenêtres et leur quart-arrière lançait au bon endroit.»

«On n’a pas connu le départ souhaité, mais on s’est ressaisi au 2e quart, de poursuivre Harelimana. Le jeu des unités spéciales a changé le momentum du match et l’offensive en a profité par la suite. En défensive, on a réussi à mettre de la pression en deuxième demie en présentant des couvertures différentes.»