/qubradio
Navigation

Bonnardel n'exclut plus un péage sur le troisième lien

Le ministre des Transports, François Bonnardel
Photo d'archives, Simon Clark Le ministre des Transports, François Bonnardel

Coup d'oeil sur cet article

Le ministre des Transports n'exclut plus l'instauration d'un système de péage sur le futur troisième lien entre Québec et Lévis, à peine deux mois après avoir assuré qu'un passage sur la nouvelle infrastructure ne coûterait rien aux automobilistes.  

Appelé à réagir à un sondage Léger-Le Journal-TVA dévoilé samedi qui démontre que 53% des habitants de la région de Québec sont en faveur de l'instauration d'un péage, le ministre François Bonnardel a entrouvert la porte.   

«Je n'exclus rien. Il faut être capable de visualiser tout ça, avec les différents scénarios, et de donner les meilleures options aux Québécois», a-t-il affirmé lundi, en entrevue avec Jonathan Trudeau à QUB radio.   

M. Bonnardel avait pourtant catégoriquement fermé la porte à un péage, en juin dernier, lorsqu'il avait présenté les grandes lignes du projet de tunnel qui reliera Lévis et Québec, en passant sous la pointe ouest de l'île d'Orléans.   

ÉCOUTEZ l'entrevue du ministre des Transports François Bonnardel, sur QUB radio:  

Son chef, François Legault, avait aussi affiché un refus catégorique, alors qu'il était questionné sur cette possibilité tout juste avant le déclenchement de la campagne électorale, il y a un an. «J’exclus les péages partout. Il n’est pas question d’ajouter des péages. S’il y a quelque chose, on pourrait même en enlever, mais je ne suis pas rendu là», avait-il déclaré à notre Bureau parlementaire.   

Présentement, les ponts Serge-Marcil, sur l'A-30, et Olivier-Charbonneau, sur l'A-25, sont les seuls au Québec à abriter un poste de péage.   

Par ailleurs, M. Bonnardel a reconnu que le financement du troisième lien – dont le coût estimé n'a pas été dévoilé par la CAQ – nécessitera un coup de pouce. «Il est certain que l'on aura besoin de la participation du fédéral», a-t-il admis.   

La formule d'un partenariat public-privé, comme dans le cas de la construction de l'autoroute 30 vers l'ouest, sera aussi étudiée par le ministère des Transports (MTQ).   

Pas question d'oublier l'entretien  

Le coup de sonde publié samedi démontrait aussi que les Québécois préfèreraient voir le MTQ investir dans la réfection des routes, plutôt que dans le troisième lien.   

«Qui a dit qu’il fallait mettre en opposition tous les investissements dans le réseau routier dans les prochaines années contre le tunnel Québec/Lévis», a réagi François Bonnardel, en faisant valoir que des «sommes colossales» sont déjà investies dans le maintien du réseau routier québécois.   

«Le tunnel Québec/Lévis est un engagement, est un projet important pour assurer donc un autre lien pour l’Est-du-Québec, pour les gens de Québec, pour les gens de Lévis, pour assurer une boucle pour le transport en commun», a poursuivi le ministre, en insistant que l'importance de «désengorger» le réseau routier.   

- Avec la collaboration de Véronique Racine, Agence QMI  

Visitez qub.radio pour ne rien manquer de notre programmation quotidienne et de nos baladodiffusions