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Groupe Dallaire veut sauver un partenaire d'affaires

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 Le Groupe Dallaire souhaite acquérir l’un de ses partenaires d’affaires en difficultés financières qui devait collaborer à la construction du complexe Le Phare, à Sainte-Foy. Acier Orford, qui s’est récemment placé sous la Loi sur la faillite et l’insolvabilité, a une dette de plus de 10 millions $ envers le promoteur de Québec.  

 Groupe Dallaire et la compagnie de Sherbrooke spécialisée dans la fabrication et l'installation d'acier d'armature collaborent sur des projets immobiliers depuis 2007. Au cours des derniers mois, en partenariat, ils ont développé de nouvelles compétences dans le domaine de la construction au Québec. 
 

 «Depuis le début de l’année, nous travaillons avec eux sur des projets en post-tension, notamment à Beauport. On travaille aussi avec une firme de Washington», explique le président et chef de la direction du Groupe Dallaire, Michel Dallaire. «Comme on met beaucoup de temps avec eux et les gens des États-Unis pour former les travailleurs, je souhaitais avoir une participation dans leur entreprise», poursuit-il.
 

 Cette technique, qui consiste à mettre les câbles en tension après le coulage du béton pour une structure, est actuellement utilisée à Beauport dans le quartier Le Faubourg du Moulin. Elle figure également sur les plans pour le complexe Le Phare.
 

 «On voulait prendre de plus petits édifices pour apprendre en prévision d’être capable d’appliquer cette façon de faire au Phare», explique l’homme d’affaires.
 

 Ce dernier assure que les difficultés financières des derniers mois d’Acier Orford n’ont pas eu d’impact sur l’échéancier pour la construction de son important complexe à Sainte-Foy, qui comprendra quatre tours, variant de 17 à 65 étages. 
 

 Plus de 160 créanciers
 

 Dans des documents publics, on peut voir que la compagnie sherbrookoise qui compte 150 travailleurs a des dettes de plus de 35,3 millions $ envers plus de 160 créanciers. Le dossier est piloté par la firme PricewaterhouseCoopers. 
 

 La proposition du Groupe Dallaire pour devenir le grand patron de la compagnie sera présentée mardi lors d’une assemblée. Elle a été déposée le 6 août dernier. Le promoteur immobilier offrira notamment 200 000 $ aux créanciers non garantis.
 

 «À travers notre proposition, nous achetons aussi la dette pour environ 5 millions $ de la Banque Toronto-Dominion (créancier garanti) sur les opérations. Nous allons aussi assumer les autres dettes en lien avec les bâtiments et les infrastructures. Pour notre part, nous assumons aussi une perte», explique M. Dallaire.
 

 Ce dernier croit toujours au potentiel d’Acier Orford. Il ne prévoit pas réaliser de restructuration à l’interne. Il estime que ce sont «de mauvais contrats» au cours des dernières années qui ont miné la santé financière de la compagnie.
 

 «Selon moi, il n’y a aucun enjeu sur la viabilité de l’entreprise. M. René Marquis va continuer d’opérer les installations», note-t-il. «Pour nous, c’est important de conserver le savoir-faire de cette entreprise. Nous avons investi avec eux sur la post-tension pour nos projets. C’est le virage qu’on souhaite prendre», conclut-il.