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Les portes tournantes

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Plus de changements sont survenus en une semaine qu’au cours de la saison entière. Les partisans de l’Impact sont passés de rebondissement en rebondissement, les annonces se succédant à un rythme effréné.

En somme, la restructuration de l’équipe est en marche. On est à revoir l’ensemble des départements du club. Mais un fait demeure, le changement qui aura l’effet le plus immédiat est celui de l’entraîneur : exit Rémi Garde, bienvenue Wilmer Cabrera.

Malheureusement, rien n’a changé sur le terrain samedi à Toronto. La performance du XI montréalais a été calquée sur ses précédentes.

En fait, à deux jours d’avis, un entraîneur ne peut pas exercer une très grande influence sur un groupe. Et présentement, les mauvaises performances individuelles des joueurs dépassent largement la personnalité et la tactique employée par n’importe quel instructeur.

À ce point-ci de la saison, on ne peut faire qu’un constat : l’Impact est une équipe destinée à se battre pour la dernière place donnant accès aux éliminatoires, mais pas plus.

Spectacle Navrant

Je m’attendais vraiment à mieux lors du match entre le Toronto FC et l’Impact. En plus de la rivalité qui est censée les animer, les joueurs luttaient pour améliorer leur sort au classement dans l’Association de l’Est.

Ce que les deux équipes nous ont servi, c’est probablement une des dix pires parties que j’aie jamais vues en MLS. Aucune urgence, aucune agressivité – et surtout très peu de qualité – n’ont animé cette rencontre.

Les erreurs techniques se sont multipliées jusqu’à l’entrée en scène du milieu de Toronto Alejandro Pozuelo. La présence de l’Espagnol a quelque peu amélioré la qualité jusqu’à ce qu’un autre Espagnol, Bojan Krkic celui-là, ne mette un peu de piquant avec un but magnifique.

C’est ce but du numéro 9 de l’Impact qui a – finalement – réveillé tout le monde.

On aurait pu croire que le Bleu-blanc-noir était requinqué. Mais c’est tout le contraire qui s’est produit. Toronto a pris les choses en main et n’a pas cessé d’attaquer. Même à 1 à 0 pour l’Impact, on savait que les Reds allaient revenir.

Comédie d’erreurs

Le but gagnant est survenu grâce à un bel enchaînement de Toronto... mais aussi à la suite d’une horrible séquence défensive de l’Impact.

On aurait dit une équipe qui ne savait pas quoi faire défensivement. De la part de professionnels, ce genre de comportement est pour le moins bizarre.

Il faut dire que Toronto n’a pas été mieux. Michael Bradley a fait, dans ce duel, plus d’erreurs que je ne l’ai jamais vu faire. Jozy Altidore a semblé désintéressé.

Chez le Bleu-blanc-noir, Lassi Lappalainen a probablement été le meilleur... en première mi-temps. Parce qu’ensuite, je me suis demandé s’il était sur le terrain. Vous m’auriez dit qu’il était déjà dans l’autobus que je n’aurais pas été surpris.

Les partisans peuvent encore s’accrocher à l’espoir de voir l’Impact en éliminatoires, mais les joueurs devront être meilleurs s’ils ne veulent pas être en vacances très tôt en octobre.