/news/currentevents
Navigation

Cybercriminalité à la hausse: les propriétaires d’entreprises ne sont pas prêts

Coup d'oeil sur cet article

Les vols de données chez Desjardins ainsi qu’à Revenu Québec ont fait prendre conscience à plusieurs propriétaires d’entreprises qu’ils n’étaient pas prêts à affronter une cyberattaque.

Selon Michel Lambert, conseiller principal en gouvernance de la sécurité chez In Fidem et membre organisateur du congrès international sur les opportunités et les défis des technologies émergentes, qui se tiendra à Québec du 7 au 9 octobre, les récents vols de données ont provoqué bien des remises en question.

«Il y a un grand nombre de petites entreprises qui ne sont pas prêtes à profiter des technologies émergentes et à se protéger contre les enjeux de cybersécurité», a-t-il dit.

Vols de données

Bien que tout le monde soit conscient que les vols de données existent, plusieurs organisations s’estiment au-dessus de cette réalité. Pourtant, il suffit de garder l’œil ouvert pour constater que les vols de données personnelles se multiplient à l’échelle de la planète.

«Présentement, on sent un petit boum de la part d’entreprises qui souhaitent faire faire des tests d’intrusion. Il y en a qui vont vouloir mettre l’accent sur des outils. D’autres veulent revoir leur approche pour élever ça plus proche de la direction. Évidemment, ça demande plus de discussions et de réflexions», a ajouté M. Lambert.

«Pour plusieurs personnes, les événements chez Desjardins et à Revenu Québec ont démontré le caractère d’urgence à agir. Il y a des gens qui n’étaient peut-être pas suffisamment protégés», a-t-il poursuivi.

À l’occasion de ce congrès, plus de 300 personnes sont attendues. L’activité est organisée par le chapitre de Québec de l’Information Systems Audit and Control Association.

Peu de préparation

M. Lambert se dit parfois surpris du peu de préparation des entreprises face à la cybercriminalité, qui a connu une hausse de 37 % à l’échelle du pays, de 2016 à 2018, année où on a dénombré 32 968 dossiers, selon Statistique Canada.

«Je ne crois pas que les entreprises soient suffisamment préparées pour y faire face. Les clients pour qui je travaille sont déjà sensibles à ces enjeux et conscients qu’il faut faire un pas de plus», a poursuivi M. Lambert.

Tout au long du congrès, les participants et le grand public auront l’occasion d’assister à des présentations de conférenciers de haut niveau.

L’appropriation des technologies émergentes, avec la gestion des risques qu’elle requiert, amène, selon M. Lambert, tous les secteurs d’activités à repenser leurs façons de faire.


► Le 1er Congrès international sur les opportunités et les défis des technologies émergentes aura lieu à l’hôtel Le Concorde de Québec.