/news/currentevents
Navigation

Battu à coups de bâton de baseball pour avoir supposément bu la dernière bière

Il aurait été agressé par son colocataire qui l’accusait d’avoir bu la dernière bière

L’accusé, James Étienne-Julien.
Photo Nicolas Saillant L’accusé, James Étienne-Julien.

Coup d'oeil sur cet article

Un homme aurait battu son colocataire à coups de bâton de baseball parce qu’il l’accusait, à tort, d’avoir pris la dernière bière dans le réfrigérateur.

C’est un plaignant marqué par les faits qui est venu raconter comment il aurait été gratuitement battu la nuit du 23 décembre 2017.

Tandis qu’il se trouvait seul dans son appartement qu’il partageait avec James Étienne-Julien, l’ancienne colocataire de l’accusé aurait fait un arrêt à l’appartement, pris de la drogue et consommé la dernière bière qui se trouvait dans le réfrigérateur. La femme serait repartie aussi vite qu’elle était venue, après quoi la victime se serait dirigée dans sa chambre pour se coucher.

Dernière bière

Quelques heures plus tard, offusqué de ne retrouver aucune bière froide, alors qu’il revenait des bars, l’accusé de 36 ans serait entré dans la chambre de son coloc avec un bâton de baseball en disant: «C’est toi qui as pris la dernière bière».

Celui qui est plongeur dans un restaurant affirme avoir reçu au moins quatre coups de bâton aux jambes tout en se protégeant avec ses bras. «Dis-le que c’est toi», disait l’accusé sans vouloir entendre la version de la victime.

«Je saignais de partout», a raconté la victime, tout en exhibant une photo de son tibia en sang qu’il avait envoyée à sa mère. Après s’être calmé, l’accusé aurait tout de même dit à sa victime: «Ramasse ta merde de sang», ce que la victime a fait avec une «moppe».

Une photo du tibia en sang de la victime.
Photo courtoisie
Une photo du tibia en sang de la victime.

Terrifié

Ce n’est finalement qu’en après-midi, le lendemain, que la victime a appelé la police sous les conseils de sa mère. «Il était terrorisé», a témoigné cette dernière.

Les policiers arrivés sur place ont aussi indiqué que la victime était apeurée. «Il tremblait comme une feuille», a témoigné le patrouilleur.

Même s’il avait faim, la victime «avait peur de prendre de la nourriture, de peur que ça ne soit pas à lui», a aussi raconté ce policier qui a saisi le bâton et procédé à l’arrestation de Julien pour voies de fait armées et séquestration.

Le bâton de baseball avec lequel il aurait battu son coloc.
Photo courtoisie
Le bâton de baseball avec lequel il aurait battu son coloc.

Trois semaines après les faits, la victime avait toujours de la difficulté à marcher. Les plaies sur ses jambes s’étaient infectées et étaient encore ouvertes, selon la preuve.