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Capitales : une année remplie de mauvaises surprises

Patrick Scalabrini
Photo Jean-François Desgagnés Patrick Scalabrini

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Comme dans plusieurs sports, lorsqu’une équipe enchaîne les insuccès, c’est souvent celui qui est aux commandes qui subit le courroux des partisans. Pourtant, si le gérant des Capitales de Québec, Patrick Scalabrini, est prêt à prendre le blâme pour la mauvaise saison des siens, il n’en demeure pas moins que beaucoup d’événements fortuits ont rendu son travail plus compliqué que prévu.

«C’est sûr que je le prends personnel, c’est l’équipe que j’ai bâtie pendant l’hiver et j’éprouve beaucoup de fierté à le faire année après année. [...] Je me considère pas mal comme le responsable de nos échecs», disait Scalabrini il y a un peu plus de deux semaines.

Mais en dépit de son rôle prépondérant dans les affaires de l’organisation, il y a des choses sur lesquelles un gérant n’a aucun contrôle au baseball.

Absences

Doit-on encore le rappeler? Yordan Manduley, Stayler Hernandez et Vladimir Garcia ont raté somme toute près de la moitié de la saison. Bien que les services du dernier n’aient pas été retenus à la fin des Jeux panaméricains en raison de performances insatisfaisantes, les deux autres sont devenus des piliers de la formation.

Pour les mêmes raisons qui ont ralenti le processus d’entrée au pays pour les Cubains, le Colombien Jaider Rocha a abandonné l’idée de jouer pour les Capitales.

De leurs côtés, les lanceurs Tyler Gillies - qui a finalement signé avec une équipe affiliée des Brewers de Milwaukee - et Josh Kimborowicz ont renoncé à se présenter à Québec quelque temps avant le camp d’entraînement. Idem pour Michael Cruz, qui devait initialement devenir le receveur principal de Scalabrini.

Inexpérience et blessures

L’organisation québécoise s’est donc retrouvée avec plusieurs jeunes joueurs inexpérimentés qui devaient, bien malgré eux, relever le défi de représenter l’équipe la plus récompensée du circuit. Selon le gérant, les Capitales «n’étaient pas du calibre de la Ligue Can-Am» en début de saison.

Pour couronner le tout, les blessures ont miné les performances de certains joueurs clefs de l’organisation comme T.J. White, Karl Gélinas et Tyson Gillies, tout au long de la présente campagne, rappelant à plusieurs reprises la fragilité de la formation québécoise sur le terrain.