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Enseignante voilée: les parents ne pourront retirer leur enfant d’une classe

Enseignante voilée: les parents ne pourront retirer leur enfant d’une classe
Photo d'archives, Simon Clark

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Le gouvernement Legault ne permettra pas aux parents de retirer leur enfant d’une classe supervisée par une enseignante voilée.

« Ça n’appartient pas aux parents de choisir leur enseignant ou de magasiner leur enseignant, ce n’est pas prévu dans la loi 21 [sur la laïcité de l’État] et puis on n’a pas l’intention d’aller dans cette direction-là », a tranché mercredi le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge.

Dans une lettre publiée dans Le Devoir, une cinquantaine de personnalités demandent à la CAQ de forcer les commissions scolaires à faire respecter le droit des enfants à un service laïque. Soulignons que la professeure Nadia El-Mabrouk et Ensaf Haidar, épouse du blogueur Raïf Badawi, actuellement emprisonné en Arabie saoudite, sont au nombre des signataires.

Droit acquis

La loi 21, adoptée en juin, interdit le port de signes religieux chez les employés de l’État en position d’autorité, comme les enseignants. Un droit acquis est toutefois accordé aux employés actuels qui affichent leurs convictions religieuses.

Selon les auteurs de la missive, la loi caquiste « exige que toute personne ait droit à des institutions et à des services publics laïques ».

C’est le cas d’un père de famille de Rosemont, qui a demandé que sa fille ne soit pas dans la classe d’une enseignante portant le voile, qui est à l’origine de ce mouvement. La requête du père a été refusée par l’école et la commission scolaire.

François Legault a rappelé mercredi que son projet de laïcité est « modéré » et prévoit une période de transition qui doit être respectée par les parents.

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