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Pêche au thon rouge en Gaspésie: une expérience unique

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GRANDE-RIVIÈRE | De plus en plus de commerçants et de restaurateurs québécois se déplacent en Gaspésie pour pêcher eux-mêmes le thon qui sera par la suite vendu dans leur commerce. Une activité réservée à un groupe privilégié étant donné la faible quantité de thons pêchés chaque année.

C’est depuis plusieurs années déjà que Jimmy Lepage accueille des distributeurs alimentaires et des restaurateurs sur son bateau pour pêcher un produit très prisé, le thon rouge bluefin.

«Les restaurateurs et les chefs cuisiniers veulent venir pêcher le thon et même les gens aiment surtout le thon rouge. Présentement, il y a vraiment un engouement pour ce poisson-là», mentionne-t-il.

Mais rares sont ceux qui ont la chance de vivre cette expérience en raison du faible nombre de permis délivrés afin de préserver l’espèce.

«Les permis de thon, il y en a 53 au Québec. Cette année, tous les pêcheurs en ont deux à prendre. Et peut-être une dizaine qui en ont trois. C’est environ 130 thons qui vont se faire pêcher cette année au Québec», a ajouté M. Lepage.

La pêche de ce type de poisson n’est pas de tout repos. Une fois arrivé en haute mer, seulement quatre minutes sont nécessaires pour obtenir une prise. Mais c’est une tout autre histoire pour arriver à sortir ce poisson de l’eau.

Lors de notre escapade à Grande-Rivière, samedi dernier, il a fallu plus de 90 minutes pour en sortir un. Les pêcheurs n’ont pas le choix que de se relayer en raison de la force du poisson.

Par la suite, c’est vers Rimouski que le thon pêché sera transporté pour être préparé avant d’être vendu dans les plus grands restaurants de Montréal.

«Moi, je récupère le thon, on l’apporte à l’usine à Rimouski, on le transforme pour qu’il soit ensuite redistribué aux clients. Donc, on s’assure de prendre un thon pêché au Québec, produit au Québec et consommé au Québec», explique Henry Clapperton de l’entreprise Pêcheries de l’Estuaire, située à Rimouski.

Et c’est en raison de la faible quantité de thons rouges bluefin disponibles lors de la saison de la pêche que son prix est élevé. Mais une chose est certaine, la capture du mastodonte de 523 livres, lors du tournage du reportage de TVA Nouvelles, restera gravée dans la mémoire de ceux qui étaient présents sur le bateau pour plusieurs années à venir.

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