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Desjardins demande une commission parlementaire au mandat élargi

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Malgré les réticences du gouvernement Legault, le Mouvement Desjardins demande un mandat élargi pour la commission parlementaire qui se penchera sur la protection des données personnelles.  

Le premier ministre ne souhaite pas que cet exercice soit trop vaste. « À court terme, ce qui est important [...] c’est peut-être de répondre à toutes les questions [des Québécois] concernant Desjardins, parce qu’ils ont des inquiétudes. C’est normal qu’on écoute les gens de Desjardins, mais on n’ira pas entendre quinze différents groupes », a soutenu mercredi François Legault.  

La Coalition avenir Québec (CAQ) a annoncé son intention de déposer un projet de loi à l’automne pour encadrer davantage les agences de crédit. D’autres discussions viendront dans la foulée de cette législation, a plaidé le premier ministre.  

« On ne veut pas non plus avoir des commissions parlementaires qui vont gérer à la place du gouvernement », a-t-il insisté  

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Pas les seuls 

Mais les partis d’opposition ne voient pas les choses de cette façon. Libéraux, péquistes et solidaires ne veulent pas se contenter de convoquer les patrons de la coopérative québécoise et accusent la CAQ de politiser l’enjeu.   

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 Ces derniers désirent entendre les hauts dirigeants de Revenu Québec et de Capital One, qui ont également fait l’objet d’une fuite de données durant l’été, de même que des experts du domaine. Ils réclament une autre rencontre pour débattre de l’utilité d’un mandat élargi. 

C’est ce que demande aussi le Mouvement Desjardins, victime d’un vol de données personnelles de ses membres durant l’été.  

« Si la commission devait se donner un mandat, celui-ci devrait faire l’objet d’une réflexion plus globale que l’analyse de ce qui a pu se produire au sein de notre organisation », plaide Yvan-Pierre Grimard, vice-président aux Affaires institutionnelles et Direction du Mouvement Desjardins, dans un courriel envoyé aux députés il y a quelques jours.  

Il ajoute que ce qui s’est produit chez Desjardins pourrait se reproduire dans n’importe quelle entreprise privée ou n’importe quel organisme public dont la mission implique la gestion de renseignements personnels.  

« Plusieurs institutions financières à travers le monde de même que diverses entités gouvernementales au Canada et aux États-Unis ont également été victimes du même genre de délits », insiste M. Grimard.