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Remparts: l'attaquant James Malatesta en amour avec Québec

James Malatesta est tombé sous le charme de la ville et de l’organisation

James Malatesta à son arrivée à l’entraînement, mercredi, au Pavillon de la jeunesse.
Photo Roby St-Gelais James Malatesta à son arrivée à l’entraînement, mercredi, au Pavillon de la jeunesse.

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James Malatesta l’avoue : le talentueux attaquant n’avait aucunement l’intention de jouer dans la LHJMQ, mais sa visite éclair de 48 heures en début de camp des Remparts ainsi qu’une liste d’éléments jouant en la faveur de l’organisation ont fait pencher la balance.

Deux semaines après avoir abandonné l’exercice pour « réfléchir » et conserver son admissibilité auprès des collèges américains (NCAA), Malatesta a donné ses premiers coups de patin officiels en tant que membre de la formation québécoise mercredi au Pavillon de la jeunesse.

La nouvelle de son arrivée avait été ébruitée la veille en fin de soirée et les Remparts ont confirmé le tout en matinée avant le début de la séance d’entraînement.

« Quand je suis venu ici pour 48 heures, je suis tombé en amour avec Québec. J’ai une très grande confiance envers le personnel d’entraîneurs, coach Patrick, coach Lappy et toute l’organisation. Mes parents et moi en sommes venus à la conclusion que c’était le meilleur endroit pour me développer dans le hockey.

« Je ne planifiais pas de jouer dans la LHJMQ. J’étais venu au camp parce que c’était Québec et parce que j’avais de bons souvenirs du Centre Vidéotron lors de mon passage au Tournoi pee-wee. Je n’arrêtais pas d’y penser depuis que je suis parti », a résumé le hockeyeur de 16 ans.

Arguments favorables

Considéré comme le 11e plus bel espoir de la dernière séance de sélection de la LHJMQ, le produit des Lions du lac Saint-Louis avait glissé jusqu’en septième ronde en raison de ses intentions de poursuivre sa carrière au sud de la frontière.

Il a d’ailleurs été clair envers ceux et celles qui pourraient croire qu’il aurait choisi son équipe.

« J’ai été repêché en septième ronde. Si j’avais voulu choisir mon équipe, j’aurais été repêché en deuxième ou en troisième ronde. Ils ont pris un risque avec moi et ça s’est avéré gagnant », a répondu le natif de Kirkland.

Patrick Roy a livré le même discours envers de potentiels détracteurs. Le grand patron, qui a repris du service aux opérations hockey des Remparts en avril 2018, a souligné l’importance des installations du club et l’encadrement dont les joueurs bénéficient.

Patrick Roy, Entraîneur et DG
Photo Jean-François Desgagnés
Patrick Roy, Entraîneur et DG

Lui-même a investi beaucoup de temps dans le dossier, à commencer par un souper avec la famille cet été.

« Septième ronde. Ce n’est pas plus compliqué que ça. D’après moi, il y en a qui auront des discussions [...] Quand tu es rendu en septième ronde, il y en a des joueurs qui sont passés. Il n’y a personne qui peut dire un mot.

« C’était une relation sans pression. On l’a pris en septième ronde sans penser que c’était possible pour lui de venir. C’était plutôt pour lui offrir un plan B, si jamais ça ne fonctionnait pas [avec son plan initial] », a dit Roy, conscient que son pouvoir d’attraction et son expérience peuvent jouer un rôle auprès de récalcitrants.

Malatesta suivra ainsi les traces d’autres Québécois comme Angelo Esposito, Anthony Duclair et Callum Booth, lesquels ont changé leur fusil d’épaule après avoir été sélectionnés par les Remparts.

À l’anglaise

Le nouveau venu pourra fréquenter l’école secondaire anglophone et un collège anglophone pendant la totalité de son stage junior, un autre argument ayant convaincu le clan Malatesta, alors que sa bourse d’études a été majorée par la LHJMQ.

« S’il y avait un endroit qui pouvait me faire changer d’avis pour jouer avec l’équipe, c’était Québec », a reconnu le principal intéressé.

Et difficile de réfuter l’argument final de l’ancien gardien de but étoile. « Il a aimé ce qu’il a vécu sur la glace. S’il n’avait pas tripé, ça n’aurait pas pu marcher pour nous. »

Employé avec deux vétérans

Patrick Roy a déjà une petite idée de l’utilisation de James Malatesta pour ses débuts dans la LHJMQ.

L’entraîneur-chef et directeur général entend employer le jeune homme aux cheveux frisés sur le premier trio à la gauche de Félix Bibeau et de Pierrick Dubé lors des premiers matchs de la campagne qui s’amorcera le 20 septembre prochain à Victoriaville.

Une légère pression avec laquelle le nouvel attaquant se dit à l’aise.

« Ça met un peu de pression, mais durant les matchs intraéquipe, je jouais avec Bibeau et je me sentais confortable dans cette position. On a des pratiques pour mieux apprendre à se connaître. Je serai prêt », a-t-il assuré aux représentants des quotidiens de Québec.

Des connaissances

En plus d’avoir rencontré ses futurs nouveaux coéquipiers une première fois lors de son essai de 48 heures, Malatesta a porté les couleurs du Québec aux Jeux du Canada en compagnie de Nathan Gaucher et Charle Truchon, deux autres recrues.

Permission

Les Remparts ont d’ailleurs demandé une dérogation aux autorités du circuit Courteau pour obtenir la permission d’aligner cinq patineurs de 16 ans durant la saison.

Une formalité, alors que plusieurs équipes ont reçu cette autorisation au cours des dernières campagnes.

Lacombe s’en va

Par ailleurs, le vétéran et défenseur Pier-Olivier Lacombe a pris la décision de quitter l’équipe, portant le nombre de joueurs occupant un casier de 20 ans dans le vestiaire à trois avec les avants Félix Bibeau, Anthony Gagnon et le défenseur Darien Kielb.

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