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Sauver le fleuve, un mégot à la fois

La directrice de l’organisme CMONBAG, Claudette Légaré.
Photo Stevens Leblanc La directrice de l’organisme CMONBAG, Claudette Légaré.

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Un organisme de Québec veut amasser aux quatre coins de la ville 100 000 mégots de cigarettes, dans le but de préserver le fleuve Saint-Laurent d’un des « plus grands pollueurs de nos cours d’eau ».

Pour la première fois à Québec, CMONBAG, qui a pour but de protéger les aires marines et les berges, prépare l’initiative « Je ne suis pas mégot... iste » qui aura lieu le 14 septembre prochain.

Les organisateurs invitent ainsi les citoyens à nettoyer la ville en ramassant les mégots de cigarettes jetés au sol. Le jour de l’événement, quatre points de chute seront aménagés pour recueillir les mégots, soit au coin des rues Cartier et René-Lévesque, à place D’Youville, au centre Durocher et au coin de la 3e avenue et de l’avenue de la Canardière.

50 millions de litres d’eau

« Nous savons qu’un seul mégot pollue jusqu’à 500 litres d’eau, donc, avec nos 100 000 mégots, on veut protéger 50 millions de litres d’eau dans le fleuve », explique la directrice de l’organisme, Claudette Légaré.

Tous les mégots amassés se rendront ensuite à l’entreprise Terracycle de Toronto, spécialisée en recyclage, pour en faire des chaises de jardin, soutient Mme Légaré.

La vingtaine d’organisateurs remettra également des cendriers de poche aux fumeurs, afin de les inciter à « collaborer à la sauvegarde de l’environnement ».

Selon le Fonds mondial pour la nature, les mégots de cigarettes sont en tête de la liste noire des plus grands pollueurs retrouvés aux abords des rivages canadiens.

L’an dernier, un nombre record de mégots, soit 560 432, ont été amassés un peu partout sur les rivages canadiens.