/news/politics
Navigation

Labeaume accuse Trump d’attiser le «racisme» avec son mur

Labeaume accuse Trump d’attiser le «racisme» avec son mur
ANNIE T. ROUSSEL/JOURNAL

Coup d'oeil sur cet article

Régis Labeaume a critiqué une nouvelle fois, jeudi, le président Donald Trump qui attise le «racisme» en Amérique, selon lui, avec son mur à la frontière mexicaine.  

Lors d’une allocution sur la «réconciliation» des communautés autochtones avec les municipalités, à l’occasion de l’ouverture officielle du 2e Sommet des Premières nations et des municipalités à Wendake, le maire de Québec a lui-même dressé un parallèle avec le président des États-Unis.    

«Je vous dirais qu’en Amérique, on vit des moments troublants où, par exemple, un dirigeant politique un peu décadent décide de construire des murs physiques pour séparer son pays et son voisin. Il justifie cette philosophie politique-là par bien des raisons mais dans le fond, soyons honnêtes, c’est du racisme carrément», a-t-il déclaré.    

«Ce président-là est un digne descendant du président (Andrew) Jackson qui, à l’époque, a bien participé à l’élimination des autochtones américains alors les années se suivent et se ressemblent ou les époques... Entre nations autochtones et la nation québécoise, il ne faut même pas qu’il y ait un mur psychologique entre nous et si on est ici aujourd’hui, c’est pour s’assurer que ça n’arrive jamais», a-t-il renchéri.    

Ce n’est pas la première fois que Régis Labeaume profite de sa tribune pour s’en prendre au président américain. Il l’a fait à quelques reprises depuis l’arrivée du milliardaire à la Maison-Blanche, notamment dans la foulée de l’attentat contre une synagogue de Pittsburgh en 2018. Onze Juifs avaient été tués.    

«Je pense que le comportement et le discours du président des États-Unis libèrent des instincts racistes latents et violents. Il a un discours d’intolérance», avait-il réagi l’an dernier.    

Des différends mis de côté  

La bonne entente régnait, jeudi après-midi au Complexe sportif Desjardins de Wendake, entre le maire de Québec et le Grand Chef de la Nation huronne-wendat, Konrad Sioui, malgré leur différend au sujet des terres excédentaires de la Défense nationale à Sainte-Foy, convoitées tant par les Hurons que par la Ville de Québec.    

«Évidemment, Konrad et moi, on n’est pas d’accords sur tout parce qu’on dirige chacun notre communauté alors il faut qu’on défende nos intérêts mais au-delà des différends économiques, fondamentalement, on s’apprécie beaucoup», a plaidé le maire.    

Konrad Sioui abondait dans le même sens, disant avoir «confiance en l’avenir» dans ce dossier, bien qu’il ne s’attende pas à un dénouement avec le déclenchement de la campagne électorale fédérale. Pour l’heure, il mettait toute son énergie à faire du Sommet sur son territoire un succès. Plus d’une centaine de personnes y participent jusqu’à vendredi. M. Sioui anticipe un sommet «historique» qui débouchera sur des engagements concrets entre les maires et mairesses qui sont présents puis les grands chefs de différentes nations. La culture, le développement économique et la protection de l’environnement seront au cœur des échanges avec la pénurie de main-d’œuvre.    

«On a tellement de sujets intéressants à discuter puis les maires sont prêts et les chefs aussi. L’important, c’est qu’on soit tous de bonne foi et qu’on veuille réussir ce sommet-là pour nos enfants et ceux qui vont venir. On peut s’entêter de part et d’autre mais ce n’est pas nécessairement la meilleure solution», a-t-il exprimé.