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Le ministre de l'Éducation occupé pour la rentrée 2019

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Le ministre de l’Éducation Jean-François Roberge a été occupé à l’occasion de la rentrée scolaire. Classes pleines, pénurie d'enseignants et commissions scolaires étaient au menu.

L’histoire de cette mère qui a appris 36 heures avant la rentrée qu’il n’y avait plus de place dans la classe de 4e année de son fils a piqué le ministre.

«Les deux premiers critères qui sont évidents sont le besoin de stabilité des enfants et la fratrie, ne pas séparer les frères et les sœurs. Et là on voit que c’est zéro en deux dans ce cas-ci», a-t-il lâché en entrevue à LCN.

«Qu’est-ce qui s’est passé? Comment ça se fait que la commission scolaire, voyant ce problème, n’a pas accompagné cette famille. Pourquoi c’est la dame qui a été obligée de prendre un vélo et faire le tour des écoles?», a demandé le ministre Roberge.

Le ministre n’a pas encore les réponses à ces questions et a bien l’intention de comprendre ce qui s’est passé.

Une pénurie prévisible

Un des facteurs qui a mené à cette situation c’est la pénurie d’enseignants. Le ministre a blâmé les administrations précédentes.

«On hérite de cette crise-là des gouvernements passés. La pénurie de profs, c’était quelque chose de prévisible. On voyait que les enseignants allaient prendre leur retraite», a-t-il expliqué.

«Quand tu vois venir un mur, tu changes de direction. Ça ne s’est pas fait, nous on trouve des solutions», affirme le ministre.

Selon lui, la solution passe notamment par les passerelles permettant à des diplômés de différents domaines (français, mathématique, science) de pouvoir enseigner.

Malheureusement, la pénurie n’est pas sur le point de se régler. «Ça va prendre quelques années, il aurait fallu agir plus tôt pour éviter ça. Ça va prendre un certain temps, même si on agit très rapidement.»

La fin des commissions scolaires

Le ministre a confirmé que la fin des commissions scolaires approchait. Le gouvernement caquiste va déposer cet automne un projet de loi pour transformer les commissions scolaires en centres de services.

«On veut quelque chose de plus efficace, plus d’élections scolaires telles qu’on les connait, des décisions qui sont prises davantage par les parents et le personnel de l’école», ajoute le ministre qui assure que le travail sera mieux fait et à moindre coût.Nouveautés majeures

Le ministre était heureux d’annoncer que son gouvernement avait mis en place trois nouveautés majeures pour le bien-être des jeunes.

Les jeunes du primaire profiteront donc de deux récréations de 20 minutes, partout au Québec. Il y aura également deux sorties culturelles gratuites pour les élèves. Au secondaire, les élèves profiteront d’activités parascolaires gratuites dans 140 établissements.