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Champions de père en fils

Chez les Bruni, c’est la coutume de gagner en doublé

Quebec
Photo Journal de Québec, Stevens LeBlanc Loïc Bruni a terminé en quatrième place lors des qualifications vendredi en prévision de la descente masculine de dimanche.

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BEAUPRÉ | La descente en vélo de montagne est une affaire de famille chez les Bruni. Champion du monde en titre de la spécialité, Loïc tentera de défendre sa couronne dimanche, un peu plus d’une semaine après la victoire de son père chez les maîtres (55-59 ans) sur le même parcours au Mont-Sainte-Anne.

Les Français sont reconnus pour ne pas avoir la langue dans leur poche. Le paternel a donné raison à la rumeur quand il a été questionné sur les chances de réussite de fiston, véritable légende vivante alors qu’il revendique trois titres en pareilles circonstances (2015, 2017 et 2018) depuis le début de sa carrière.

« Lorsque je gagne, Loïc fait la même chose. J’espère que ça va lui mettre de la pression pour gagner ici. Ce serait une satisfaction pour lui dans cette piste mythique qu’est celle du Mont-Sainte-Anne », confiait le vététiste de 57 ans au Journal.

S’il reconnaît qu’une quatrième médaille d’or à ce rendez-vous annuel revêtirait un cachet spécial en raison de toute l’histoire du sport à la montagne de Beaupré, Bruni fils a tempéré les attentes vis-à-vis du sacre de son vieux.

« Lui fait son truc, moi je fais le mien. Il y a eu des années où on a gagné tous les deux, mais ça ne veut pas dire que je vais gagner aussi. On va dire que c’est de bon augure, mais ce n’est pas un signe prémonitoire [...] C’est maintenant à moi de faire pareil, on va voir si on peut faire le doublé dans la famille ! » a lancé le champion de 25 ans.

Une inspiration

La famille originaire de Nice sur la Côte d’Azur a toujours baigné dans le vélo de montagne. Loïc se souvient encore du temps où il accompagnait son père dans les sentiers. Il a ensuite commencé à tracer son propre chemin vers la gloire.

« À force de suivre son père sur les compétitions, ça lui a peut-être donné l’idée de pratiquer la descente. Il y a quand même de l’adrénaline dans ce sport de vitesse. Puis, ce n’est pas inné. Il a travaillé », a mentionné Jean-Pierre, dont le métier de jardinier contraste avec les sensations fortes que son sport lui procure.

« Depuis que je suis né, il est sur un vélo, alors pour moi, c’est normal. Au début, quand j’étais tout petit, il a été une inspiration pour moi. Après, je me suis fait des potes et je me suis inspiré d’autres pilotes. Je suis content de voir qu’il ne s’arrête pas et qu’il a toujours la passion. Il roule avec le cœur et je pense qu’il ne s’arrêtera pas », a enchaîné l’héritier, quatrième vendredi lors des qualifications.

Les Olympiques, pas un rêve

Contrairement à la discipline de cross-country (XCO), qui a été insérée au programme olympique lors des Jeux d’Atlanta en 1996, la descente ne possède pas ce statut spécial. Et n’allez pas croire que Bruni militera pour que les choses changent.

« Les Olympiques, ç’a l’air génial pour ceux qui y vont, mais ça a aussi ses désavantages. Tout le monde n’attend que ça et les gens n’ont que ça en tête. Nous, on a nos petits trucs qui nous plaisent bien de notre côté et on n’a besoin de personne, à part des marques autour de nous. Le sport va bien et le sport n’a pas besoin des Olympiques. Ça ne me fait pas rêver », a tranché le Français. Difficile d’être plus clair avec une telle réponse.

Un top 25 satisfaisant pour Auclair

BEAUPRÉ | La pluie torrentielle qui s’est abattue par moments sur les pistes du Mont-Sainte-Anne vendredi a donné des maux de tête aux engagés de la catégorie des moins de 23 ans (U23). Raphaël Auclair, de Québec, a signé sa meilleure performance en Championnats du monde avec une 23e place alors que Sean Fincham a été le plus éloquent chez les Canadiens en finissant au 11e échelon.

« C’est mon deuxième meilleur résultat en comptant les Coupes du monde. Aux Championnats du monde, tout le monde est à son mieux, alors je ne pouvais pas demander mieux. J’ai roulé super bien, fait des dépassements intelligents et mon rythme était bon dans les côtes », a mentionné Auclair qui a chuté au quatrième tour avec le parcours glissant. Premier au monde, le Roumain Vlad Dascalu a livré la marchandise en survolant la compétition pour remporter l’or par près de deux minutes d’avance (1 :57).

Rêve brisé pour Rachel Pageau

BEAUPRÉ | La Saguenéenne Rachel Pageau a dû mettre une croix sur son rêve de dévaler le Mont-Sainte-Anne en descente vendredi après s’être fracturé le poignet à l’entraînement en matinée. Ancienne spécialiste de cross-country (XCO), Pageau avait invité toute sa famille pour cet événement attendu dans une saison éprouvante sur le plan physique et moral.
 
« C’est vraiment une déception. C’est une saison rough côté financier, planification et course, et j’étais contente d’être enfin ici. Ma famille m’a souvent vue en cross-country, mais jamais vraiment en descente. J’étais excitée de “rider” avec eux, mais je me suis énervée trop vite trop tôt dans une section à haute vitesse », a raconté au bout du fil la jeune femme après avoir passé plusieurs heures à l’hôpital.
 
Un manque de financement et une déchirure au genou l’ont empêchée de participer cette année aux étapes de la Coupe du monde comme elle le prévoyait au départ. Ancienne de l’Université Laval, elle déménagera la semaine prochaine en Caroline du Nord où elle portera les couleurs du Collège Brevard dans la NCAA.
 

♦ Les finales de descente femmes (13 h) et hommes (14 h) auront lieu dimanche.