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Karl Gélinas n’y échappe pas

Karl Gélinas n’y échappe pas
Photo d'archives Agence QMI, ANNIE T. ROUSSEL

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Si la saison des Capitales de Québec passe à l’histoire, ce ne sera certainement pas pour les bonnes raisons. La campagne 2019 a été difficile pour toute l’équipe, et même les plus expérimentés, dont Karl Gélinas, n’ont pu trouver une solution aux déboires de l’équipe.

Pour la première fois de sa carrière, le lanceur québécois (1-8) terminera la saison avec une fiche négative au monticule. Après des saisons nulles en 2007 (4-4), 2016 (7-7) et 2018 (8-8), Gélinas a éprouvé toutes sortes d’ennuis cette saison.

«C’est sûr qu’il a été moins sharp cette année que dans les années antérieures, les chiffres ne mentent pas», commentait, après le plus récent départ de son lanceur, le gérant des Capitales, Patrick Scalabrini, trouvant les tirs de son vétéran un peu moins rapides cette saison. Gélinas devrait conclure la saison avec la deuxième moyenne de points mérités la plus élevée de sa carrière, qui est présentement de ,446.

Cette année, l’artilleur de 6 pi et 4 po a dû s’éloigner de la compétition pour un peu plus d’un mois en raison d’une blessure à un mollet, ce qui n’a, selon lui, pas du tout aidé sa cause.

«Le repos forcé qu’a occasionné ma blessure n’a vraiment pas aidé mes performances. Habituellement, tu atteins un rythme dans lequel tu réussis presque tous tes lancers lorsque tu lances souvent, et tu te sens vraiment au sommet. Malheureusement, en raison de ma longue absence, je n’ai jamais ressenti cette sensation-là cette saison.»

Il faut faire des points pour gagner

Bien que ses statistiques ne soient pas les plus reluisantes, Gélinas ne croit pas être le seul responsable de ses malheurs.

«Le support offensif a été pratiquement absent cette saison lorsque j’étais sur la butte. Je crois avoir lancé avec l’avance à seulement une reprise cette saison, et c’est ma seule victoire de toute l’année. On avait gagné la partie 2 à 1. C’est quelque chose qui me suit depuis quelques saisons, mais cette année, c’est encore pire. Quand tu sens ne jamais avoir d’aide offensive, dès qu’il y a un coureur sur les buts, chaque lancer devient crucial. Tu n’as aucune marge de manœuvre. Ça devient très lourd à supporter.»

Si tout se passe comme prévu, il devrait rester un départ au lanceur droitier Karl Gélinas avant de conclure cette saison, qui a été «l’une des plus difficiles de sa carrière».