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Ville de Québec: l’aéroport est encore géré comme «une entreprise privée», regrette Labeaume

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Malgré l’arrivée récente d’un nouveau patron à la tête de l’aéroport de Québec, Régis Labeaume réitère que les dirigeants de cette organisation publique la gèrent encore comme s’il s’agissait d’une « entreprise privée qu’ils possèdent ».

« Il n’y a rien de changé là. Ce n’est pas un nouveau directeur général qui va changer ce qui se passe actuellement. Ne me demandez pas d’être enthousiaste », a soutenu Régis Labeaume, vendredi midi, lors d’un impromptu de presse.

Nominations au CA

Le nœud du différend entre l’administration municipale et l’aéroport demeure l’enjeu des nominations au CA de YQB.

La Ville propose les noms de Claude Choquette, président du Groupe Le Massif, et de Denis Leclerc, président du Groupe Biscuits Leclerc, pour occuper les deux postes qui sont vacants.

Or, l’aéroport dit s’en remettre à ses règles de gouvernance qui stipulent que la Ville doit proposer trois noms pour chaque siège à pourvoir.

« La gouvernance est mauvaise, a ajouté le maire. Moi, j’ai insisté (auprès) de Denis Leclerc pour qu’il soit membre du CA et il l’a fait pour moi. Pensez-vous que Denis Leclerc va accepter de se faire mettre en ballottage avec trois petits noms dans un bol qu’on choisit? C’est de la folie. » Ce dernier a même qualifié les règles de gouvernance de l’aéroport de « foutaise ».

Critère principal

D’après M. Labeaume, le critère principal des dirigeants de l’aéroport pour désigner des membres à leur CA est celui de « ne pas avoir de trouble ».

Appelée à réagir, la porte-parole de l’aéroport de Québec, Laurianne Lapierre, a répété ceci vendredi : « Nous demeurons enthousiastes à regarder vers l’avenir et déterminés à aller chercher l’engagement de toutes les parties prenantes de la région. »