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Pénurie de logements à Sainte-Marie

La municipalité beauceronne serait l’un des endroits au Québec où les logements se font le plus rares

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Les logements se font rares à Sainte-Marie, en Beauce, où les sinistrés des dernières inondations printanières doivent se creuser la tête pour trouver un endroit où se loger après que leur domicile soit passé sous le pic des démolisseurs.

L’inondation centenaire causée par un embâcle en avril dernier n’a pas fini d’affliger les Beaucerons. Pendant que plusieurs voient leur maison être démolie et qu’ils reçoivent une indemnisation pour être relocalisés, des locataires d’immeuble à logements touchés par l’eau se creusent les méninges pour savoir quel toit les abritera l’hiver prochain.

À la suite des dernières inondations à Sainte-Marie, en Beauce, plusieurs maisons, comme celle-ci, ont été lourdement endommagées. De nombreux résidents qui ont dû quitter leur foyer en raison de la crue des eaux peinent maintenant  à se trouver un nouveau logis.
Capture d'écran, TVA Nouvelles
À la suite des dernières inondations à Sainte-Marie, en Beauce, plusieurs maisons, comme celle-ci, ont été lourdement endommagées. De nombreux résidents qui ont dû quitter leur foyer en raison de la crue des eaux peinent maintenant à se trouver un nouveau logis.

« Ce qui était libre en avril a vite été comblé, et ce qui se libérait en juillet à Sainte-Marie a soudainement augmenté de prix », déplore Lydia Laverdière.

« L’enfer »

Les observations du Journal sur les sites de petites annonces tendent à confirmer ce constat. samedi soir, environ une demi-douzaine d’annonces offraient un logement à Sainte-Marie, dont plusieurs se limitaient à la location d’une chambre.

« C’est carrément l’enfer. Sainte-Marie n’a plus rien à louer », s’alarme Annie Bélanger, qui soulève les nombreux cas de détresse psychologique qui découlent de cette situation.

« On cherche, mais on ne trouve rien dans nos prix. Tous les jours, on se promène sur Marketplace, sur Kijiji, sur LesPac. La fin de semaine, on se promène en voiture juste au cas où on tomberait sur quelque chose », relate Laurie Fortin-Bouchard.

« Y’a pu de place », résume promptement Alain Robert, un des nombreux sinistrés de la rue Saint-Patrice, qui s’est résolu à payer 125 $ de plus par mois pour un appartement de taille similaire.

Très rare

Le marché locatif de Sainte-Marie est effectivement en pleine pénurie, à en croire le seuil établi par l’Institut de recherche et d’informations socioéconomiques, qui considère qu’un taux d’inoccupation sous le seuil des 3 % est assimilable à une « pénurie ».

Le taux d’inoccupation actuel dans la municipalité beauceronne se situerait bien en deçà, à 1,5 %, selon Véronique Laflamme, porte-parole du Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU). Ce taux est « l’un des plus faibles au Québec », souligne-t-elle.

Le maire de Sainte-Marie, Gaëtan Vachon, a affirmé au début du mois d’août que la municipalité faisait « des pieds et des mains » pour relocaliser une partie du centre-ville. Il avait toutefois spécifié qu’il était peu probable que tous les sinistrés puissent être relocalisés.

-Avec l’Agence QMI


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