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L’Alaska russe

Eh oui, ce morceau d’Amérique fut jadis la « Nouvelle-Russie ».
Photo Adobe Stock Eh oui, ce morceau d’Amérique fut jadis la « Nouvelle-Russie ».

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On a souvent tendance à oublier que les Russes ont déjà eu un pied-à-terre en Amérique : en Alaska. Comme nous, ils avaient des missionnaires pour convertir les Autochtones. Mais ces missionnaires étaient de fervents orthodoxes !

Vous souvenez-vous de Sarah Palin, l’ancienne gouverneure de l’Alaska et candidate malheureuse à la vice-présidence contre Joe Biden lors des élections opposant Barack Obama à John McCain ? Elle avait fait rire tout le monde en affirmant qu’elle pouvait voir la Russie à partir de sa fenêtre. Eh bien... ce n’est pas tout à fait faux ! Pas même besoin de regarder au loin : les monuments qui témoignent de cette époque abondent. Il y a toujours des Autochtones orthodoxes russes.

Ce pope de l’évêché de Sitka — j’ignore si ça fait de lui un évêque 
— a gentiment accepté de poser.
Photo courtoisie, Gilles Proulx
Ce pope de l’évêché de Sitka — j’ignore si ça fait de lui un évêque — a gentiment accepté de poser.

Dans les vieux cimetières, observez bien : certaines vieilles tombes sont gravées d’épitaphes en cyrillique. La plus belle église à visiter est souvent orthodoxe. Un pope vous y attend. La ville de Sitka, où l’influence russe est partout, est par ailleurs le siège de l’évêché de l’Alaska et répond directement du grand patriarche de Moscou !

Ceci n’est pas en Russie, c’est en Alaska.
Photo courtoisie, Gilles Proulx
Ceci n’est pas en Russie, c’est en Alaska.

Facile de se souvenir de la date de l’annexion de l’Alaska par les États-Unis : 1867. La même date que la signature de la Confédération canadienne. Les Américains rêvent alors de rattacher l’Alaska à l’État de Washington... ce qui allait couper le Canada de la côte ouest ! De là, en réaction chez nous, la création de la Colombie-Britannique, la création du chemin de fer pancanadien et l’adoption du slogan « D’un océan à l’autre », pour faire comprendre au gros voisin que nous n’allions pas nous ­laisser enfermer.