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Un premier album original en 20 ans

Les Frères à Ch’val ont participé à plusieurs festivals, cet été, où ils ont joué quelques nouvelles pièces d’Ast’heure.
Photo courtoisie Les Frères à Ch’val ont participé à plusieurs festivals, cet été, où ils ont joué quelques nouvelles pièces d’Ast’heure.

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Les Frères à Ch’val sont de retour sur disque. Pas moins de 20 ans après la sortie de Prends ça cool, le groupe mené par Polo arrive avec Ast’heure, une galette de huit chansons originales et deux reprises. « On est dans une forme splendide ! » lance le chanteur de bientôt 63 ans, qui est maintenant complètement sobre, après avoir subi une pancréatite en mars dernier.

Polo a vécu un printemps pour le moins mouvementé. En mars, quelques jours avant un spectacle des Frères à Ch’val qui était programmé pour les festivités de la Saint-Patrick, le chanteur a dû être hospitalisé. Le médecin lui a alors dit qu’il devait complètement arrêter de prendre de l’alcool, car son pancréas était en très mauvais état.

« Il m’a dit que si je faisais une autre crise [pancréatite], il serait obligé de m’enlever le pancréas et la vésicule biliaire, mentionne-t-il. Je n’ai donc plus repris d’alcool et je n’ai pas fait de rechute. Depuis, je suis vraiment en forme. Je pète le feu ! »

« Je n’étais pas un gars de débauche d’alcool, ajoute-t-il. Je ne prenais pas de grosses brosses. Mais dernièrement, après seulement deux bières, je commençais à me sentir mal. C’était un signe avant-coureur. »

La nouvelle sobriété du chanteur a fait une différence dans les spectacles que le groupe a donnés cet été. « J’ai plus d’énergie, remarque-t-il. Je suis plus en possession de mes moyens pour faire lever le spectacle. Et ç’a aussi eu un effet sur le reste du band. Les autres boivent moins. »

Ce sont donc presque des « Frères à Ch’val 2.0 » qui arrivent avec un premier album depuis 1999. Sur Ast’heure, le groupe parle notamment de la dépendance aux écrans, des musiciens de rue et des étoiles.

« Au début, j’étais parti avec 10 chansons que j’avais dans mes tiroirs, dit Polo. Mais rendus en studio, on a vu que ça ne marchait pas et on a tout recommencé à zéro. »

En plus des huit compositions originales, Les Frères à Ch’val ont réadapté le chant d’esclaves du 20e siècle, Pay Me My Money Down, qui est devenu Paye-moé. Ils se sont aussi approprié le classique bluegrass du début des années 1900, Salty Dog Blues, transformé en Essaye-lé donc.

Le bon timing

L’idée de travailler sur un nouvel album­­­ de chansons originales est arrivée l’an dernier. À l’automne 2018, le groupe avait lancé la compilation Les plusses meilleures chansons, en plus de rééditer ses premiers disques.

« On a attendu le bon timing, dit Polo. Si on avait essayé trois ans plus tôt, je ne suis pas sûr qu’on aurait été dans le bon état d’esprit pour le faire. »

Après une absence du groupe aussi longue et une industrie musicale passablement différente, Polo ne se fait pas d’illusions quant au succès du nouveau disque. « J’espère qu’il sera bien accueilli, mais j’en ai aucune idée. Souvent, je parle à du monde, même à des journalistes, et ils connaissent plus ou moins Les Frères à Ch’val.

Mais on l’a vu cet été, dans les festivals, qu’il y avait trois générations dans le public. Que ce soit des gens de 20, 40 ou 60 ans, c’est le même trip. »

Le chanteur ne sait pas ce qui attend le groupe pour les prochaines années. « Je suis parti en solo en 2002 et je n’ai pas arrêté depuis. Mais avec les Frères, on verra. Il me semble qu’on manquait dans le paysage. »


► Le nouvel album des Frères à Ch’val, Ast’heure, est présentement sur le marché. Pour les détails : facebook.com/FreresaChval

Les Frères à Ch’val ont participé à plusieurs festivals, cet été, où ils ont joué quelques nouvelles pièces d’Ast’heure.
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