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La (re)naissance... de la course

Active mother jogging. Jogging or power walking woman with pram at sunset. Mother with child in stroller running
Photo Adobe Stock

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Lorsqu’une maman met un enfant au monde, une certaine magie opère. L’arrivée de ce petit humain offre de grandes possibilités à la vie, tout particulièrement à celles des gens qui entourent le nouveau-né. Ainsi, il est fréquent que les nouvelles mamans souhaitent soudainement prendre soin d’elles, entre autres, par l’activité physique. La course devient alors un bon moyen de passer à l’action à la suite de l’accouchement. Voyons comment donner (re)naissance... à la course.

Quoiqu’aucune étude ne semble conclure du moment idéal pour commencer ou recommencer la course à pied à la suite d’une grossesse, plusieurs femmes choisiront de le faire environ trois mois après l’accouchement.

Bien avant cette période, introduire des exercices de musculation adaptés est favorisant. À Québec d’ailleurs, il est possible de joindre des groupes de mise en forme en s’informant, par exemple, auprès du centre Bougeotte et Placotine, chapeauté par la kinésiologue Sarah Baribeau, une référence dans le domaine.

Chose certaine, pour s’assurer de pouvoir courir sans se blesser, nouvelle maman ou non, « ne pas commencer la course à la course » est essentiel quel que soit le moment choisi pour le faire.

Tout en étant consciente que la sédentarité ou la réduction du niveau de pratique sportive durant la grossesse affectent le délai de remise en forme après celle-ci, se remettre à l’activité, de la bonne façon pour soi, demeure important.

La grossesse a des effets physiologiques et physiques particuliers. L’un d’entre eux, le relâchement ligamentaire lié à la sécrétion de certaines hormones, a spécifiquement un impact à considérer dans la pratique de sports comme la course à pied.

L’effet élastique des ligaments de toutes les articulations augmente le risque de blessures musculosquelettiques, principalement lors de la grossesse et chez la maman qui allaite.

Courir graduellement

Le fait d’introduire la course progressivement par un programme dit « fractionné » et de renforcer son corps par des exercices de gainage ciblés est idéal. Et être à l’écoute de soi l’est encore plus.

À noter que l’entraînement de jogging en post-partum doit être réalisé sans symptômes urogynécologiques (fuites d’urine, lourdeur au périnée, envie pressante d’uriner, douleur au périnée, etc.) pendant, mais aussi après l’entraînement.

Le plancher pelvien, ou périnée, devient sujet d’intérêt en période pré et post-partum, et encore plus chez la coureuse. Le plancher pelvien est un groupe de muscles et ligaments qui part du pubis, à l’avant, et s’attache au coccyx, à l’arrière.

Ses rôles comprennent, entre autres, la continence et la posture. Évidemment, le périnée se doit d’avoir un minimum de force et d’endurance pour toutes les femmes et davantage pour celles qui pratiquent le jogging. Vive la gravité !

Voilà que, pendant la période de la grossesse et la mise au monde, le périnée est mis à rude épreuve.

Exercices de renforcement

L’International Continence Society recommande de réaliser des exercices de renforcement des muscles du plancher pelvien en prévention durant la grossesse et à la suite de l’accouchement ; les exercices de Kegel, par exemple.

Au-delà de ces exercices spécifiques à la région, il faut aussi impliquer les muscles abdominaux, fessiers et dorsaux qui sont en soi les « murs » pelviens.

Mamans et papas, je vous confirme que vous serez probablement plus « à la course » avec un enfant.