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Les arts martiaux, au-delà des coups

Le propriétaire de l’Académie d’arts martiaux du Québec, Frédéric Métivier, observe ses élèves à l’entraînement.
Photo Didier Debusschère Le propriétaire de l’Académie d’arts martiaux du Québec, Frédéric Métivier, observe ses élèves à l’entraînement.

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Bien que les arts martiaux tirent leur origine de la guerre, leur pratique n’est pas pour autant synonyme de combat. Cette avenue de mise en forme conjugue le dépassement physique et l’introspection, ce qui en fait une activité dont les bienfaits s’étendent tant au corps qu’à l’esprit.

L’éventail d’activités qui tombent sous le sceau des arts martiaux est vaste. L’offre est pour tous les goûts, que ce soit une activité physique sous forme méditative comme le tai-chi, un sport plus brutal comme le jiu-jitsu ou un type plus technique avec le krav maga.

Pour aider à les départager, le propriétaire de l’Académie d’arts martiaux du Québec, Frédéric Métivier, les divise en trois catégories : les arts de défense (krav maga, karaté, taekwondo, notamment), les arts de combat (la boxe, le jiu-jitsu, le muay thaï et les AMM, entre autres) et les arts énergétiques (tels le tai-chi et le yoga).

Entraînement hors pair

La visibilité des arts martiaux a bondi dans le sillon des succès du combattant québécois Georges St-Pierre, qui pratiquait alors les arts martiaux mixtes (AMM). Aujourd’hui, ils seraient environ 100 000 adeptes à pratiquer ces sports souvent millénaires, estime le président de la Corporation de kick-boxing amateur du Québec, Pierre Breton.

Le propriétaire de l’Académie d’arts martiaux du Québec, Frédéric Métivier, observe ses élèves à l’entraînement.
Photo Didier Debusschère

Nul besoin de se « tapocher sur la tête » à tout prix pour se lancer dans cet univers, assure Frédéric Métivier. Qu’importe laquelle des trois catégories est choisie par l’élève, il s’agit avant tout d’un entraînement intense, souvent technique, qui permet de travailler à la fois le corps et l’esprit.

« C’est l’équation même d’un corps sain dans un esprit sain. C’est vraiment le chemin pour tirer le meilleur de chaque individu », vante l’entraîneur, qui porte le double titre de « sifu » et de « sensei », obtenu notamment grâce à une expertise acquise lors de voyages au Japon, en Chine et en Thaïlande.

« Idéalement, il faut commencer lentement et s’habituer aux différents exercices, estime l’entraîneur. Il y a des gens qui partent de loin, mais on en prend soin. »

Contrôle

Le travail sur l’esprit distingue les arts martiaux de tout autre sport, selon M. Métivier. Le « sifu-sensei » tient invariablement un instant de méditation avant et après chaque séance, un moment qui permet à ses élèves d’évacuer les tracas quotidiens et de se concentrer sur l’entraînement à venir.

« Il faut savoir se contrôler soi-même pour contrôler les épreuves auxquelles on fait face dans la vie », fait valoir Frédéric Métivier.

« Je remarque la différence dans la concentration des élèves, même si ça peut être une méditation d’à peine 30 secondes. »

Le propriétaire de l’Académie d’arts martiaux du Québec, Frédéric Métivier, observe ses élèves à l’entraînement.
Photo Adobe Stock

Bon environnement

Après avoir choisi d’aller de l’avant dans cette discipline, encore faut-il choisir l’endroit où la pratiquer. Divers clubs à travers le Québec offrent des cours, tout comme certaines activités communautaires qui initient à quelques spécialités.

« C’est important de visiter l’école et d’avoir le feeling de la place avant de commencer », insiste M. Métivier, prévenant que la forme d’une activité, par exemple le judo, peut varier selon les endroits.

Katherine Nadeau, mère de deux enfants, ainsi que son conjoint figurent parmi la centaine d’élèves de l’Académie d’arts martiaux du Québec. Pour elle, l’objectif derrière sa pratique des arts martiaux est la santé à long terme. « Ça travaille tout le corps et l’esprit, lance-t-elle. Et c’est un sport que je serai encore capable de faire à 90 ans. »

« Ça chasse les idées négatives et ça occupe la tête, enchaîne-t-elle. Il n’y a pas d’âge pour commencer ! »

Lequel de ces arts martiaux est fait pour vous ?

BOXE

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La boxe est probablement l’art martial le plus connu. Seulement les coups de poing sont acceptés. Elle peut être pratiquée individuellement ou face à un adversaire, souvent dans un cadre compétitif.


JUDO

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Le judo consiste en un combat corps à corps où sont permis les projections, les fauchages, l’immobilisation, les étranglements et les clés de contrôle articulaire.


KICKBOXING

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La pratique du kickboxing est semblable à la boxe, en y ajoutant les coups de tibia. Les règles peuvent varier selon les systèmes de kickboxing, dont certains incluent les coups de genou et de coude.


MUAY THAÏ

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Le muay thaï, ou boxe thaïlandaise, permet les coups de pied et coups de poing, comme le kickboxing. On y ajoute également les saisies au corps et les projections au sol.


JIU-JITSU

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Cet art de combat et de défense d’origine brésilienne comprend des projections au sol et de la lutte, en plus de techniques de soumission comme l’étranglement et les contrôles articulaires.


AMM

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Les arts martiaux mixtes (AMM), comme le nom le dit, concentrent plusieurs disciplines en une seule. On additionne les coups permis dans tous les arts martiaux.


ARTS DE DÉFENSE

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Les arts de défense sont moins connus, bien qu’ils soient fort nombreux. Ces disciplines se concentrent principalement sur les techniques d’autodéfense. Différentes formes existent à travers le krav maga, le taekwondo, le karaté et le fameux « kung fu », entre autres.


ARTS ÉNERGÉTIQUES

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Ce type d’art martial est surtout connu à travers le tai-chi et le yoga, qui prend la forme d’une gymnastique alliant les mouvements lents au contrôle du souffle et de l’esprit. « C’est tout ce qui est introspectif comme art martial », explique Frédéric Métivier.