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Des robots qui mangent du gazon

Un homme d’affaires prédit que ces machines envahiront le Québec dans la prochaine décennie

Denis Renaud, président de l’entreprise de Léry Robot Loisir R2D2, en présence du robot Cat Woman, sur le terrain de soccer du parc De La Vérendrye, dans l’arrondissement du Sud-Ouest.
Photo Pascal Dugas Bourdon Denis Renaud, président de l’entreprise de Léry Robot Loisir R2D2, en présence du robot Cat Woman, sur le terrain de soccer du parc De La Vérendrye, dans l’arrondissement du Sud-Ouest.

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 Un couple de Français a tout laissé derrière pour conquérir le marché québécois des robots qui coupent la pelouse, une alternative écologique et économique à la tonte au gaz, selon lui. 

 « Ça fait seulement deux ans que la société est sur pied, mais les résultats sont déjà au rendez-vous », a confié au Journal Denis Renaud, copropriétaire de l’entreprise Robot Loisir R2D2. 

 L’homme d’affaires a abandonné son boulot d’ingénieur médical en France pour tenter de convaincre les décideurs québécois du bien-fondé de cette technologie, déjà bien implantée en Europe. Un voyage au Québec l’a convaincu de refaire sa vie professionnelle dans la Belle Province. 

 « Deux mois après notre retour de vacances, on montait le projet avec mon épouse Dominique et nos enfants et, en juillet 2017, on débarquait ici pour s’installer », a raconté M. Renaud, dont l’entreprise est concessionnaire Husqvarna. 

 Convaincre les gouvernements 

 Déjà, l’arrondissement du Sud-Ouest, avec son parc De La Vérendrye, a opté pour cette solution. L’arrondissement de Lachine devrait bientôt suivre, tandis que le Casino de Montréal a engagé une compagnie qui utilise déjà le robot tondeur. 

Le robot au travail près du Casino.
Photo courtoisie, Robot Loisir R2D2
Le robot au travail près du Casino.

 L’entreprise basée à Léry, sur la Rive-Sud de Montréal, s’est d’ailleurs inscrite au registre des lobbyistes pour « accélérer la connaissance de la technologie auprès des décideurs publics ». 

 Pour accomplir son travail, le robot autonome roule sur la pelouse et active ses lames lorsqu’il détecte du gazon trop long. Un système GPS, associé à une application mobile, lui permet d’estimer les endroits qui ont besoin d’une coupe. Si le robot percute un obstacle, il change de direction, à la recherche de nouveaux brins à tailler. 

 Popularité grandissante 

 Selon M. Renaud, les élus sont charmés par son côté écologique, le fait qu’il soit peu bruyant et les économies qu’il peut générer sur le personnel. 

 « Il y a une réelle envie de changer, de quitter les systèmes qui fonctionnent au gaz, et on trouve de moins en moins de personnel avec la pénurie de main-d’œuvre », a-t-il résumé. 

 Des propos qui ont trouvé écho auprès de l’arrondissement du Sud-Ouest, qui a acquis deux robots – Catwoman et Wonder Woman – l’été dernier. 

 « Ce sont des machines qui peuvent tondre la nuit sans faire de bruit. Du point de vue environnemental, c’est intéressant aussi d’avoir une option électrique », a notamment expliqué Claude Dubois, directeur des travaux publics à l’arrondissement du Sud-Ouest. 

 M. Renaud est par ailleurs convaincu que les robots tondeurs de gazon vont bientôt envahir le Québec. 

 « Dans 10 ans, lorsqu’on verra un robot qui tond la pelouse, on ne se posera même plus de questions », prédit-il. 

 DES CARACTÉRISTIQUES ÉTONNANTES  

  •  Poids : 16 kg (35 lb) 
  •  Vitesse : 6 km/h environ 
  •  Autonomie : 4,5 heures 
  •  Temps de recharge : 60 min 
  •  Superficie couverte : 60 000 pi2 (5575 m2
  •  Système antivol : Si le robot sort de son périmètre, une alarme est déclenchée 
  •  Coût d’achat et d’installation : Environ 5000 $ 
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