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Labeaume «a beurré épais», selon Rousseau

Coupe d’heures de service chez les brigadiers scolaires

Régis Labeaume
Photo Stevens Leblanc Régis Labeaume

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Au lieu d’expliquer clairement les raisons des coupes de 20 % dans les horaires des brigadiers scolaires, le maire de Québec a choisi de « beurrer épais », selon le conseiller municipal de Démocratie Québec, Jean Rousseau.

« Personne n’avait entendu parler de ces coupures avant la rentrée scolaire. C’est disgracieux et irrespectueux. Ça crée de l’insécurité auprès des parents et des élèves. La moindre des choses est de rendre public immédiatement le rapport qui justifie ces coupes irresponsables », a tonné le conseiller du district de Cap-aux-Diamants, mardi.

Jean Rousseau
PHOTO D'ARCHIVES, JEAN-FRANÇOIS DESGAGNÉS
Jean Rousseau

La semaine dernière, le syndicat représentant les brigadiers scolaires a dénoncé la coupe. M. Labeaume a alors rétorqué que le porte-parole syndical « utilise les enfants pour mettre du poids dans [ses] négociations syndicales » et que « 20 % du temps [...] ne servait à rien. Généralement et souvent, les brigadiers étaient dans leur voiture. On n’a pas à payer pour ça ».

Comité plénier réclamé

De son côté, le chef de Québec 21, Jean-François Gosselin, a réclamé, mardi, la tenue d’un comité plénier pour faire toute la lumière sur le dossier.

« On veut agir de façon responsable, a-t-il soutenu. Dans tout ce débat-là, ce n’est pas important de savoir qui ment le plus. Est-ce que c’est le maire ou le syndicat des brigadiers scolaires ? L’important, c’est la sécurité de nos enfants qui traversent la rue et qui ont besoin de ce service de proximité là. »

Sortie syndicale

Mardi, Yanick Labrecque, conseiller au Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), a de nouveau dénoncé la coupe de 25 000 heures de service.

Il a maintenu que le fait de « ne pas informer la population, ni les commissions scolaires, ni les directions d’école avant de procéder à des modifications aussi importantes est irresponsable. Il faut adapter l’horaire avec la fréquentation réelle des traverses, sinon, c’est aberrant ».

Le syndicat, qui assure ne pas être en négociations en ce moment, effectuera une sortie publique, ce matin, sur cet enjeu. Marc Ranger, directeur du SCFP-Québec, a d’ores et déjà demandé « une rencontre urgente » avec Régis Labeaume.

Mardi, le maire de Québec n’a voulu faire aucun commentaire sur le dossier.