/news/currentevents
Navigation

Meurtre de son bébé: un procès qui sera «difficile», dit le juge

Un homme est accusé d’avoir tué son bébé naissant

Meurtre de son bébé: un procès qui sera «difficile», dit le juge
Photo courtoisie, SPVM

Coup d'oeil sur cet article

Le procès du Montréalais accusé d’avoir tué son bébé naissant sera « difficile sur le plan émotionnel », a prévenu le juge à la sélection du jury, mardi.

« Le bébé était encore dans le ventre de sa mère, c’est une cause qui peut être difficile », a annoncé le juge Jean-François Buffoni aux quelque 400 candidats jurés présents au palais de justice de Montréal.

Toute la journée, ces gens ont défilé devant la cour jusqu’à ce que 14 d’entre eux aient été sélectionnés pour juger Sofiane Ghazi, un individu de 39 ans accusé de meurtre au premier degré de son enfant et de tentative de meurtre sur sa conjointe.

Comme le poupon était naissant, il est identifié par la cour comme « bébé Ghazi ».

Durant le procès de cinq semaines, les procureurs de la Couronne Chantal Michaud et Louis Bouthillier envisagent de présenter une quarantaine de témoins, dont près de 30 policiers et enquêteurs.

La conjointe de Ghazi devrait aussi témoigner, de même que des experts, notamment une biologiste, un pathologiste et des médecins.

Il plaide non coupable

À ce stade des procédures, les médias ne peuvent rapporter les détails de l’affaire, mais uniquement ce qui a été dit devant le jury, et il doit en être ainsi jusqu’à la fin du procès.

« Vous devez garder l’esprit ouvert et être capable de juger M. Ghazi selon la preuve qui sera présentée », a d’ailleurs rappelé le magistrat.

Ghazi, qui était présent pour la sélection du jury, a plaidé non coupable. Il est représenté par les avocats François Taddeo et Moulay-Badre Aber.

Le premier témoin de la poursuite devrait être entendu mercredi.