/qubradio
Navigation

Michel Courtemanche se confie sur ses 20 ans de sobriété: «J’aurais pu y passer»

Michel Courtemanche se confie sur ses 20 ans de sobriété: «J’aurais pu y passer»
MARIO BEAUREGARD/AGENCE QMI

Coup d'oeil sur cet article

Michel Courtemanche s’est confié à l’animatrice de QUB radio Sophie Durocher sur ses 20 ans de sobriété. «Je suis un alcoolique et un toxicomane qui ne consomme plus», a-t-il lancé, mardi.

Si l’humoriste célèbre 20 ans de sobriété, le combat n’est pas gagné pour autant. «Je ne suis pas à l’abri d’une rechute, a-t-il admis. Je ne sais pas ce qui va m’arriver dans la vie.» 

«Réussir sa sobriété, ça veut dire de rester sobre jusqu’au moment où on ne sera plus là, a-t-il affirmé. On ne réussit pas une sobriété pendant 20 ans et après ça on se remet à boire, il faut la réussir au complet.» 

Bien que l'abstinence à l’alcool et aux drogues soit un combat de tous les instants, tout le monde peut y aspirer, assure-t-il. «Si moi, qui avais un gros problème de consommation, j’ai réussi, n’importe qui peut réussir. Et on peut réussir longtemps.» 

  

  • ÉCOUTEZ son entrevue complète à l'émission On n'est pas obligé d'être d'accord:   

 

Le soutien de ses amis

Dans une vidéo diffusée il y a quelques jours sur sa page Facebook, Michel Courtemanche remercie ses amis et ses proches qui ont été là pour lui, comme Claude Legault et Martin Petit. Il raconte que c’est d’abord à travers le regard de ses amis qu’il a constaté qu’il avait un problème. 

 

 

«C’est en voyant leurs réactions et en voyant comment ils me regardaient et comment ils hochaient la tête en me disant: “Mais où est-ce que tu t’en vas, Michel, tu vas mourir.” C’est ça qui m’a beaucoup encouragé à arrêter», a-t-il raconté, à l’émission On n’est pas obligé d’être d’accord

«Au point où j’en étais rendu, vers l’âge de 34 ans, je risquais beaucoup au niveau de la santé. Je prenais des quantités de drogue et d’alcool assez énormes. Donc, j’aurais pu y passer quand même assez rapidement.» 

Des problèmes inventés

Michel Courtemanche décrit l’alcoolisme et la toxicomanie comme «une maladie d’émotions». «Quand on consomme, il y a toujours une raison pour ça», a-t-il expliqué. 

«Dans le fond, on n’a pas soif et on n’a pas le goût de consommer. On a de la difficulté à vivre avec ce qu’on a à l’intérieur de soi-même, c’est quelque chose qui nous brûle en dedans. On peut appeler ça aussi un mal de vivre. C’est ça qu’il faut régler.» 

Souffrant de bipolarité, il explique que la maladie lui a «créé de faux problèmes» qui se sont accumulés et qui, au fil du temps, sont devenus «venimeux». 

«Ç’a pourri ma vie d’un paquet de problèmes qui étaient faux, qui étaient complètement inventés, mais auxquels j’essayais de trouver des solutions et qui continuaient de me briser, a-t-il soutenu. Mais comme on ne peut pas mettre de noms dessus, on ne peut pas vraiment régler le problème.» 

Avec la sobriété, il est parvenu à s’affranchir de ces «problèmes» qui lui ont pourri la vie. 

«J’ai découvert que j’ai été heureux toute ma vie, sauf que mon bonheur a été enseveli sous un paquet de problèmes inventés.»

Visitez qub.radio pour ne rien manquer de notre programmation quotidienne et de nos baladodiffusions