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10 ans après leur apparition, encore plus de radars photo en vue

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Satisfait de l’expérience vécue depuis 10 ans avec les radars photo, le ministre des Transports, François Bonnardel, songe à en multiplier le nombre sur le réseau routier québécois.  

« Il pourrait y avoir davantage de photo radars, dans des secteurs plus accidentogènes dans le futur », a commenté le ministre des Transports.  

Il s’agit d’ailleurs de l’une des conditions qu’avait notamment fixées le CAA-Québec en appuyant le projet pilote initié en août 2009. C’est finalement en 2012 que le gouvernement de l’époque avait annoncé que les radars photo étaient là pour rester.   

Tel que rapporté dans les pages du Journal, mercredi, 10 ans après leur apparition au Québec, les radars photo et appareils de surveillance aux feux rouges ont permis à l’État d’amasser la rondelette somme de 162 M$. En tout, plus d’un million deux cent mille constats d’infraction ont été donnés. D’une quinzaine d’appareils à l’origine, on en compte maintenant plus d’une cinquantaine. Chaque appareil coûte environ 80 000 $ par année en frais d’installation, d’entretien, de protection, etc.  

Plus payants que jamais  

Le flou législatif ayant été dissipé dans la foulée, notamment, de la modernisation du Code de la sécurité routière, au printemps 2018, les radars photo sont plus payants que jamais.  

Au cours des huit premiers mois de l’année 2019, plus de 30 M$ ont ainsi été amassés.  

« La hausse de constats signifiés est en partie en lien avec l'amélioration des moyens de traitement des preuves, grâce à l'engagement et formation de personnel et la mise à niveau des moyens informatiques efficaces », a précisé la porte-parole du ministère des Transports, Émilie Lord.  

« La hausse des amendes dépend du nombre de constats signifiés, mais aussi en partie des montants des amendes, qui elles dépendent des infractions commises, et aussi du fait que les amendes sont doublées dans les zones de chantier, lesquels sont plus nombreux les mois d'été », a-t-elle aussi souligné.  

Chantiers routiers  

L’Association des travailleurs en signalisation de chantier du Québec demande justement davantage de radars photo aux abords des nombreux chantiers routiers.  

« Nous devons mieux protéger nos travailleurs en signalisation de chantier. Ça roule trop vite pendant les fermetures ou les ouvertures des voies », a observé le président de l’ARSRQ, Jean-François Dionne.  

Si la hausse des sommes récoltées grâce aux radars photo se maintient, ce seront entre autres les municipalités qui pourront en bénéficier. Rappelons que l’argent est versé au Fonds de la sécurité routière, qui soutient des projets permettant d’améliorer la sécurité routière et ceux qui viennent en aide aux victimes de la route.   

« Il y a beaucoup de municipalités qui veulent des radars pédagogiques, qui sont installés sur des poteaux ici et là pour ralentir [les usagers de la route] surtout dans des secteurs à 50 km/h, a relaté M. Bonnardel. C’est important de redonner ces sommes aux municipalités qui en font la demande, que ce soit pour les radars ou autres. »