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Brigadiers scolaires: le dialogue de sourds se poursuit à Québec

La Ville et le syndicat des brigadiers se renvoient la balle

Brigadiers scolaires: le dialogue de sourds se poursuit à Québec
Photo Taïeb Moalla

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Entamé la semaine dernière, le dialogue de sourds entre l’administration Labeaume et le syndicat des brigadiers scolaires s’est poursuivi de plus belle, mercredi.

En matinée, le syndicat a réitéré que la récente coupe de 25 000 heures de service met en péril la sécurité des enfants aux intersections routières.

« Ces horaires-là [les nouveaux] ne sont pas sécuritaires. On nous interdit de rester cinq minutes, même s’il y a un enfant qui s’en vient au bout de la rue. Moi, je ne ferais pas ça. S’il y a un petit mousse qui s’en vient, haut comme ça, je vais attendre. Je me dis “pauvre petit pet, il va se faire écraser et ça va être de notre faute”, et la Ville va dire “ben voyons donc” ! » a soutenu Francine Bédard, présidente du syndicat des brigadiers, mercredi, en point de presse.

Par la voix de son directeur provincial Marc Ranger, le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), qui représente les 250 brigadiers scolaires de Québec, a de nouveau réclamé une rencontre urgente avec le maire Labeaume.

« C’est des coupures sans précédent, a déploré M. Ranger. C’est certain qu’il y a un impact. Il y a des enfants qui sont échappés à gauche ou à droite [...] Le Québec est touché par une pénurie de main-d’œuvre. Les brigadiers scolaires, c’est pas différent non plus. »

Labeaume parle de « mensonges »

Appelé à réagir, Régis Labeaume a assuré mercredi midi, en marge d’un point de presse, « qu’il y a beaucoup de mensonges. Ils [les syndiqués] savent exactement comment ça fonctionne. L’an passé, on a fait exactement la même chose que cette année dans les arrondissements de Beauport et de Charlesbourg. On a eu zéro plainte, à part un brigadier ».

D’après le maire de Québec, « la seule différence, c’est que la convention [collective] vient à échéance le 31 décembre [...] C’est scandaleux [de dire que] “le pauvre petit pet va se faire écraser”. C’est un langage que tu ne peux pas utiliser [...] On est dans les tactiques de négociations, mais je trouve scandaleux qu’on utilise les enfants ».

Affirmant qu’un brigadier scolaire est payé 21 $ de l’heure, en moyenne, M. Labeaume s’est posé cette question : « Peut-on être sûr que quand il y a une demi-heure où ils ne font rien qu’on ne les paie pas ? »

– Avec la collaboration de Cédric Bélanger