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Des agents correctionnels de Rimouski arrêtés pour trafic de stupéfiants

La police a saisi de la méthamphétamine et du cannabis chez eux

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​RIMOUSKI | Un des deux agents correctionnels soupçonnés d’avoir fait du trafic de stupéfiants à l’intérieur de la prison de Rimouski avait de la drogue sur lui au moment de son arrestation sur son lieu de travail.

Pierre-Yves Albert et Marc-Antoine­­­ Demers, deux gardiens de prison âgés de 30 et 26 ans, ont été arrêtés samedi à leur arrivée au travail à l’Établissement de détention de Rimouski dans le Bas-Saint-Laurent.

L’un des deux avait même de la drogue en sa possession sur son lieu de travail, mais il n’a pas été possible de savoir laquelle.

« Des stupéfiants ont été découverts sur l’un des deux agents lorsqu’ils ont été arrêtés à tour de rôle en se présentant au travail », a confirmé Claude Doiron de la Sûreté du Québec.

Au même moment, les policiers trouvaient d’autres drogues dans leurs résidences.

Marc-Antoine Demers et Pierre-Yves Albert, deux agents correctionnels à la prison de Rimouski, ont été arrêtés pour trafic de stupéfiants samedi.
Photo tirée de Facebook
Marc-Antoine Demers et Pierre-Yves Albert, deux agents correctionnels à la prison de Rimouski, ont été arrêtés pour trafic de stupéfiants samedi.

Ils ont saisi 135 comprimés de méthamphétamine, environ 285 g de résine de cannabis ainsi que près de 15 g de cannabis en vrac.

On ignore pour le moment l’ampleur des activités de trafic de stupéfiants qui se seraient déroulées à l’intérieur de l’établissement.

Les deux agents correctionnels ont été immédiatement relevés de leurs fonctions, a-t-on appris.

Les services correctionnels du ministère de la Sécurité publique disent collaborer pleinement à l’enquête policière.

Pas surpris

L’expert en criminologie de l’Université Saint-Boniface au Manitoba Jean-Claude Bernheim n’est pas surpris par ces arrestations, qu’il qualifie de « pas inhabituelles », sans nécessairement être « fréquentes ».

« C’est quelque chose qui est récurrent. Dans toutes les institutions carcérales, il y a un moment ou un autre des agents correctionnels qui entrent des choses de manière illégale, entre autres de la drogue. Je pense qu’on peut dire sans trop se tromper que dans les établissements de détention du Québec, ça doit se produire minimalement une, deux ou trois fois par année », croit M. Bernheim.

Selon lui, le fait que les agents aient confiance en leurs collègues n’aide pas à détecter ce type d’incident.

Détention des agents

Il n’a toutefois pas été possible de savoir où les agents étaient détenus. On a indiqué au Journal que ces informations ne sont jamais dévoilées pour des raisons de sécurité et de confidentialité.

« Comme pour toutes les personnes incarcérées, les services correctionnels s’assurent de mettre en place des mesures appropriées pour assurer l’encadrement et la sécurité de ces accusés durant leur incarcération », a indiqué Patrick Harvey, relationniste médias au ministère de la Sécurité publique.

Les deux agents ont été accusés de possession de stupéfiants dans le but d’en faire le trafic mardi au palais de justice de Rimouski.


Pierre-Yves Albert a été remis en liberté mercredi, moyennant une caution de 10 000 $. L’enquête sous caution de Marc-Antoine Demers a lieu jeudi.