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Fillette martyre : «Il est important de rétablir certains faits», selon l’avocate de la mère

Fillette martyre : «Il est important de rétablir certains faits», selon l’avocate de la mère
Photo Getty Images

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MONTRÉAL | L’avocate montréalaise Valérie Assouline, qui représente gratuitement la mère de la fillette martyre de Granby, a tenu à «rétablir certains faits».

«Il est important de rétablir certains faits. On a une mère qui a présentement sous sa garde trois enfants et qui n’est ni toxicomane ni alcoolique, qui n’a jamais démontré des signes de violence, des signes d’impatience [...] Elle a eu assez d’amour pour, dès la naissance de cette petite fille, accepter les faiblesses qu’elle avait dans ce temps-là et se dire qu’il était mieux pour sa fille qu’elle soit avec sa grand-mère paternelle», a-t-elle expliqué, mercredi, en entrevue à QUB radio, lors de l’émission Dutrizac.

Rappelons que la mère de la fillette de Granby compte intenter une poursuite civile qui visera la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ), mais aussi d’autres organismes, suite au décès de sa fille, en avril dernier, dû à de mauvais traitements. Le père est accusé de négligence criminelle causant la mort, de séquestration, d’abandon d’enfant et d’avoir omis de fournir les choses nécessaires à l’existence de sa fille alors qu’elle se trouvait dans le besoin. 

ÉCOUTEZ l’entrevue de Me Assouline, sur QUB radio:  

La belle-mère de l’enfant, elle, fait face à des accusations de meurtre non prémédité. 

«Ces intervenants qui ont fait des erreurs grossières, qui étaient censés protéger cette enfant, eh bien, qu’ils assument leurs responsabilités et que l’école assume sa responsabilité qu’une enfant qui fouille dans les poubelles, qui est amaigrie, qui vient chez ses professeurs, qui mentionne qu’elle est battue à la maison [...] je n’accepte pas que ces gens-là ne soient pas responsables pour leurs gestes», a poursuivi Me Assouline. 

L’avocate montréalaise a mentionné qu’on a demandé à la mère de la fillette «d’arrêter de voir sa fille» parce que, d’après le père, après chaque visite supervisée, la petite faisait «des crises». 

Valérie Assouline a aussi spécifié que la mère «s’est battue», mais qu’elle n’a pas été écoutée. 

«Elle a envoyé des lettres, il y a eu plusieurs drapeaux rouges [...] elle a envoyé des mises en demeure. Elle a appelé la GRC, la SQ. Elle a envoyé des lettres partout. Personne ne l’a écoutée», selon l’avocate. 

«C’est une aberration, c’est une folie ce dossier-là», a-t-elle ajouté. 

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