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Internationaux des États-Unis: Bianca Andreescu doit une fière chandelle à ses parents

Maria et Nicu ont immigré au Canada en 1994 et ont permis à Bianca devenir la joueuse qu’elle est aujourd’hui

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 NEW YORK | Bianca Andreescu n’a jamais caché son admiration pour la Roumaine Simona Halep, dont elle a souvent parlé comme étant son idole sur le plan tennistique. Le lien est facile à faire, puisque même si elle représente la Feuille d’érable, du sang roumain coule dans les veines de la Canadienne.  

 ÉCOUTEZ l’entrevue de Sylvain Bruneau, l’entraîneur de Bianca Andreescu, sur QUB radio:

 Il y a peut-être une autre personne qui a davantage été une inspiration pour la jeune athlète de 19 ans, toutefois, et c’est sa mère, Maria.  

 

Ses parents, Maria et Nicu, ne ratent pas un seul de ses matchs aux Internationaux des États-Unis.
Photo tirée de Twitter
Ses parents, Maria et Nicu, ne ratent pas un seul de ses matchs aux Internationaux des États-Unis.

 Cette dernière est présente depuis le début de la quinzaine des Internationaux des États-Unis pour encourager sa fille unique dans sa quête vers l’Histoire. Les différents réseaux de télévision l’ont d’ailleurs bien montrée, mercredi soir, lors du match de quarts de finale entre Andreescu et Elise Martens.  

 

 Sa chevelure frisée et épaisse, son chandail multicolore, ses lunettes fumées – elle n’a d’ailleurs laissé personne indifférent – et son style fort excentrique ont beaucoup fait jaser sur les médias sociaux. Tout ça, en plus du fait que le petit chien de la famille, Coco, était assis bien paisiblement sur les cuisses de cette dernière!  

 

 Un journaliste américain a d’ailleurs fait remarquer à Andreescu qu’il avait compris d’où lui venait son extravagance, en point de presse mercredi soir, après avoir vu sa mère dans les gradins du stade Arthur Ashe.  

 

 «Elle va adorer ce que tu viens de dire lorsque je vais lui montrer! Ma mère, honnêtement, est la personne la plus cool que je connais. C’est un modèle pour moi et je l’admire depuis que je suis toute petite. C’est incroyable d’avoir son support, mais aussi celui de toute ma famille. Je pense que ma confiance, c’est d’elle que je la retiens.» 

Ils sont ici photographiés dans une loge, à la Coupe Rogers, à Toronto, en 2017.
Photo courtoisie, Nicu Andreescu
Ils sont ici photographiés dans une loge, à la Coupe Rogers, à Toronto, en 2017.

 

 NATIFS DE ROUMANIE  

 

 Parmi les facteurs qui contribuent également à l’admiration qu’a Andreescu pour sa mère, il faut assurément ajouter les sacrifices qu’elle et son père, Nicu, ont fait pour lui offrir la meilleure qualité de vie possible.  

 

Bianca et son père Nicu ont une belle complicité.
Photo courtoisie, Nicu Andreescu
Bianca et son père Nicu ont une belle complicité.

 Nés en Roumanie, ses parents ont immigré au Canada en 1994. À cette époque, la Roumanie se remettait à peine du régime de Nicolae Ceausescu et les tensions politiques étaient encore bien présentes. Ils sont donc partis en direction du Canada avec deux valises seulement, dans l’espoir de trouver un meilleur endroit pour pouvoir y éduquer leurs futurs enfants. Ce qu’ils firent en 2000 avec la naissance de Bianca.  

 

 Six ans plus tard, la mère de Bianca est retournée en Roumanie afin de poursuivre une opportunité d’affaires, pendant que le père de la famille demeurait au Canada. Bianca, alors âgée de six ans, a suivi sa mère dans son pays d’origine et c’est là qu’elle a été initiée au tennis pour la première fois.  

 

C’est en 2009 que la famille Andreescu a décidé de s’établir pour de bon en sol canadien. Bianca y était née en 2000.
Photo courtoisie, Nicu Andreescu
C’est en 2009 que la famille Andreescu a décidé de s’établir pour de bon en sol canadien. Bianca y était née en 2000.

 Après avoir fait la navette entre la Roumanie et le Canada, la famille Andreescu a finalement décidé, en 2009, de s’installer de façon permanente en sol canadien. C’est à partir de là que les choses ont déboulé sur le plan tennistique pour la Canadienne puisque, l’année suivante, elle joignait le Centre régional d’entraînement de Tennis Canada, à Toronto.  

 

 PROGRESSION FULGURANTE  

 

 À l’âge de 13 ans, Andreescu remportait Les Petits As en France, un tournoi réservé aux joueurs juniors âgés de 12 à 14 ans et où plusieurs futures vedettes du tennis sont passées.  

 

 Puis, à l’automne de 2017, elle a pris son baluchon et est déménagée à Montréal pour rejoindre le Centre national d’entraînement de Tennis Canada. La suite fait maintenant partie de l’histoire et l’année 2019 aura été celle de la grande éclosion.  

 

 Andreescu est maintenant assurée de faire partie du top 10 mondial de la WTA lorsque le prochain classement sera publié, lundi. Elle sera la plus jeune joueuse à faire partie de ce groupe d’élite.  

 

 Aurait-elle connu le même genre de progression si ses parents étaient demeurés en Roumanie? Probablement pas, mais on ne le saura jamais vraiment. Toujours est-il qu’elle s’est donné les meilleures chances possible de réussir en joignant le programme de développement de Tennis Canada. Et ça, elle en est très reconnaissante.  

 

 «Mes parents voulaient simplement avoir une meilleure vie, alors ils sont venus au Canada, un pays qui était très ouvert aux immigrants. Je pense qu’ils ont pris la bonne décision parce que, sans le support de Tennis Canada, je ne crois pas que je serais ici aujourd’hui», a-t-elle assuré.