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Elle est loin... elle est partie !

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Photo AFP Mike Trout, des Angels de Los Angeles, continue cette année encore de terroriser les lanceurs adverses.

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Heureusement que Rodger Brulotte et moi ne sommes pas les commentateurs des matchs des Orioles de Baltimore... car mon collègue aurait déjà eu besoin d’une transplantation de cordes vocales et nos auditeurs, de bouchons pour les oreilles !

C’est qu’au cours des 132 premiers matchs des Orioles, les commentateurs Gary Thorne et Jim Palmer à la télévision, ou Jim Hunter et Greg Olson à la radio, ont décrit pas moins de 430 circuits, soit 168 par les Orioles et 262 autres par leurs adversaires !

Du jamais-vu !

De plus, les Orioles ne sont pas les seuls en route vers ce genre de record peu enviable puisque les Mariners de Seattle, les Angels de Los Angeles, les Yankees de New York et les Phillies de Philadelphie ont d’excellentes chances d’allouer au moins 259 longues balles d’ici la fin du calendrier.

D’ailleurs, le record de 6105 circuits établi en 2017 dans le baseball majeur sera à coup sûr fracassé.

Cette saison, 3,7 % des présences au bâton ont eu pour résultat un circuit, comparativement à 3 % en 2018. En 2014, seulement 2,3 % des présences au bâton se terminaient par une longue balle.

Cela représente une augmentation de quelque 60 %.

Les observateurs se creusent les méninges pour expliquer cette explosion de circuits. Les uns prétendent que les frappeurs sont plus forts, d’autres que la qualité des lanceurs a diminué ou, comme plusieurs joueurs le soutiennent, que les balles utilisées ont été trafiquées.

Analyse scientifique

À ce sujet, le baseball majeur a retenu les services d’un groupe de chercheurs afin de déterminer si la fabrication des balles utilisées depuis quelques années est différente et pourquoi elles voyagent plus loin...

Il s’agit de scientifiques provenant d’universités réputées comme Stanford, Caltech et M.I.T.

Leurs travaux n’ont pas prouvé que les balles étaient trafiquées pour justifier cette avalanche de circuits ni que les coutures de la balle ou encore les matériaux n’étaient plus les mêmes. Toutefois, on a déterminé que la résistance à l’air des balles avait diminué.

Rien d’autre.

Pourtant, cette année, les gens s’accordent à dire qu’un plus grand nombre de frappeurs vont connaître des matchs de deux circuits. Il y en a eu 396 en 2017. Tout comme le nombre des frappeurs qui vont réussir trois circuits dans une rencontre. Il y en avait eu 22 en 2001 et on a déjà enregistré 20 matchs de la sorte cette saison.

Enfin, cette année, on a connu une séquence de 37 jours au cours desquels au moins un frappeur avait réussi deux circuits dans un match.

Libre à vous de tirer vos propres conclusions.

Le retour de l’année

Si j’avais un vote pour déterminer le joueur qui a effectué, cette saison, le plus beau retour en forme, je l’accorderais sans aucun doute à Josh Donaldson, des Braves d’Atlanta.

En 2018, Donaldson a partagé sa campagne entre les Blue Jays de Toronto et les Indians de Cleveland et, en 52 matchs, l’expérimenté joueur de troisième but a présenté une fiche de ,246 avec 14 doubles, 8 circuits et 31 points produits.

Puis, contre toute attente, en novembre 2018, les Braves l’ont embauché à titre de joueur autonome.

Alex Anthopoulos, qui l’avait acquis des A’s d’Oakland en novembre 2014, a pris un gros risque, car avec Donaldson, il devait accepter un salaire de 23 millions $.

Mais il avait vu juste et aujourd’hui, il doit se féliciter de l’avoir fait puisque Donaldson a affiché une moyenne de ,260 avec 29 doubles, 32 circuits et 76 points produits à ses 130 premiers matchs, aidant ainsi les Braves à s’installer au sommet de la division Est de la Ligue nationale.

Évidemment, Donaldson n’est pas tout seul, mais il cadre bien avec les jeunes Ozzie Albies et Ronald Acuna.

Les Braves ne battront peut-être pas les Dodgers dans la course au championnat de la Nationale, mais si jusqu’ici les Braves ont réussi à devancer les Nationals, les Phillies et les Mets au classement, Donaldson a eu son mot à dire.

L’hommage de Judge

Lors du week-end consacré aux joueurs, certains ont fait preuve de beaucoup d’imagination. Les uns ont rendu hommage à un ami, à l’un de leurs grands-parents ou à leur mère, mais celui qui a retenu le plus mon attention est Aaron Judge.

Le voltigeur des Yankees de New York a insisté pour féliciter tous les jeunes qui ont participé à la récente Petite Série Mondiale qui a eu lieu à Williamsport, en Pennsylvanie.

Donc, il a recueilli les autographes des 217 joueurs et les a fait graver sur ses souliers à crampons.

Il faut dire que lorsque l’on porte des souliers de grandeur 17... cela aide énormément !!!

24 retraits au bâton

Le 17 août, les Rays de Tampa Bay ont eu raison des Tigers de Detroit au compte de 1 à 0 en 13 manches.

Rien d’exceptionnel, me direz-vous, sauf que les lanceurs des Rays ont réussi 24 retraits sur des prises... sans accorder un seul but sur balles !

Plus tôt cette saison, les lanceurs des Red Sox de Boston avaient inscrit 22 retraits au bâton dans une victoire en 12 manches contre les Orioles de Baltimore sans émettre une seule passe gratuite.

Dans l’histoire, il n’y avait eu que quatre matchs de 20 retraits au bâton sans un seul but sur balles, toutes des rencontres de neuf manches, soit ceux de Roger Clemens en 1986 et 1996, Kerry Wood en 1998 et Max Scherzer en 2016.

Sutton en tête

Si on vous demandait quel lanceur a accumulé le plus grand nombre de victoires avec les Dodgers depuis qu’ils ont quitté Brooklyn pour Los Angeles ?

Et pour vous aider, on pourrait ajouter qu’il est le seul artilleur à avoir commencé au moins 30 matchs durant 20 saisons.

Il s’agit de Don Sutton, qui a remporté 223 victoires dans l’uniforme des Dodgers alors que Don Drysdale en revendique 187 et que Clayton Kershaw en compte 163.

De 1966 à 1988, les seules saisons au cours desquelles il n’a pas commencé au moins 20 matchs, il en avait commencé 27, 23 et 16.

L’imperturbable Larsen

Lorsqu’on vous dit qu’un lanceur est dans sa bulle lorsqu’il est dans un match, c’est que rien ne peut déranger sa concentration.

Le plus bel exemple, c’est sans aucun doute Don Larsen, le seul artilleur à avoir lancé un match parfait en Série mondiale, le 8 octobre 1956 contre les Dodgers de Brooklyn, au compte de 2 à 0.

Pourtant, avant la rencontre, son épouse avait envoyé un huissier lui présenter ses papiers de divorce !!!