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Gilles Duceppe donne un A au gouvernement Legault

Gilles Duceppe, ancien chef du Bloc québécois
Photos courtoisie, Martine Doucet Gilles Duceppe, ancien chef du Bloc québécois

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L'ancien chef du Bloc québécois trouve que le premier ministre Legault fait «une bonne job».  

Gilles Duceppe donne même la note «A» au gouvernement caquiste, mais il a deux conseils pour celui-ci au sujet des CPE et de la péréquation.   

«Il y a deux choses. Je lui avais dit qu'il perdait 250 millions par année avec les CPE, pas parce que je les éliminerais, pas du tout, au contraire, ça leur donnerait 250 millions de plus. On a perdu 5 milliards en 20 ans. [...] Il y a une façon de la récupérer, mais on n'a pas le temps de le dire, là», a expliqué Gilles Duceppe au micro de Franchement dit, à QUB radio.     

  • ÉCOUTEZ Gilles Duceppe à Franchement dit, à QUB radio:   

  

L'ancien bloquiste, devenu chroniqueur politique, assure qu'il ne sera pas impliqué directement dans la campagne fédérale qui s'amorcera dans les prochains jours, mais qu'il donnera un coup de main à son fils Alexis, candidat dans Lac-Saint-Jean.   

«Je suis le chef souverainiste qui a remporté le plus de victoires. Maintenant, ce n’est pas moi qui est là et qui dirige. Quand on m’invite, j’y vais [...] Mon fils, en particulier», a dit M. Duceppe.   

Celui qui a aussi vu en 2015 la pire défaite du Bloc estime aujourd'hui que le parti a de bonnes chances de faire des gains aux prochaines élections. Il prédit des courses à deux ou trois au Québec, et que Maxime Bernier enlèvera des votes aux conservateurs.   

M. Duceppe a d'ailleurs profité de son passage à QUB radio pour égratigner le chef du Parti populaire du Canada.   

«Il n’en est pas à ses premières dérapes», a-t-il dit au sujet de Maxime Bernier, se remémorant certaines bourdes de ce dernier lorsqu'il était ministre des Affaires étrangères.   

«On n’accorde jamais trop d’attention à ce genre de commentaires insipides [ceux de Maxime Bernier sur Greta Thunberg]. Nier qu’il y a une crise climatique, ça n’a pas de sens», a fortement dénoncé Gilles Duceppe.  

Il s'est par ailleurs dit très inquiet de la situation du français à Montréal.   

«C’est très inquiétant, pas qu’on ne doive que parler le français», a nuancé Gilles Duceppe.  

«On n'est pas contre l'anglais, c'est la lingua franca, de nos jours. Il faut connaître l'anglais. Parizeau disait la même chose. Ça ne nous empêche pas de parler français ici», a précisé l'ancien chef du Bloc.  


De plus, M. Duceppe estime qu'il serait profitable que Pauline Marois soit sollicitée concernant la question de la langue au Québec, comme l'a laissé entendre le premier ministre Legault mercredi.

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