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La ministre Geneviève Guilbault perd des collaborateurs

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La vice-première ministre et ministre de la Sécurité publique Geneviève Guilbault a perdu des collaborateurs cet été, a appris notre Bureau d’enquête.

Son directeur de cabinet, Alain Lavigne, et un conseiller, Pierre-Paul Côté, ont démissionné au cours des dernières semaines. M. Côté a d’abord été directeur de cabinet adjoint.

L’attachée de presse de la ministre, Amélie Paquet, a confirmé jeudi les départs. «Dans une première année de mandat, c’est normal qu’il y ait des ajustements», a-t-elle expliqué.

Mme Paquet n’a pas précisé la raison de ces changements au sein de l’équipe de Mme Guilbault.

Ces deux départs ne sont pas les seuls mouvements de personnel. L’adjointe du cabinet, Caroline Lagacé, doit également quitter ses fonctions aujourd’hui. L’attachée politique Jacqueline Aubé est quant à elle partie au printemps.

REMPLAÇANT

M. Lavigne a été remplacé par Cédric Lavoie. M. Lavoie a longtemps été attaché d’Éric Caire, quand il était député dans l’opposition. Il s’était joint au cabinet de Mme Guilbault après la dernière élection.

Le poste de directeur de cabinet est névralgique dans l’entourage d’un ministre. C’est lui qui le seconde dans la gestion de tous les dossiers, en plus d’être responsable des relations avec l’appareil administratif et le bureau du premier ministre.

M. Lavigne avait été le directeur de cabinet de l’ex-ministre péquiste Gilles Baril.

M. Côté avait déjà travaillé au cabinet du ministre de la Sécurité publique quand Serge Ménard en était titulaire. Il a également été dans le personnel du cabinet de l’ex-premier ministre Jacques Parizeau avant de passer à celui des Finances, dirigé alors par Bernard Landry.

Mme Aubé était également issue des cabinets péquistes. Elle avait été attachée de l’ex-ministre de la Sécurité publique Stéphane Bergeron.

Au cours des derniers mois, les rebondissements ont été nombreux dans les dossiers policiers. Le départ du patron de l’Unité permanente anticorruption, Robert Lafrenière, l’automne dernier, a été suivi de la suspension du directeur général de la Sûreté du Québec, en mars.

Actuellement, les deux corps policiers sont entre les mains d’intérimaires.

Un appel de candidatures a été lancé en juin pour le poste de commissaire de l’UPAC en vue d’un processus de sélection.

NOMINATIONS

Mme Guilbault a également fait adopter au printemps un projet de loi en vertu duquel la nomination des prochains dirigeants de la SQ et de l’UPAC devra désormais être approuvée par les deux tiers des députés de l’Assemblée nationale lors d’un vote en Chambre.

Nombre de jours sans chef

Sureté du Québec : 184 jours depuis que Martin Prud’homme est suspendu

UPAC : 340 jours depuis que Robert Lafrenière a quitté

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