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Laval s’attend à tout de Concordia

Le Rouge et Or affrontera les surprenants Stingers samedi à l’occasion du Shrine Bowl

Samuel Lefebvre et toute l’équipe du Rouge et Or prennent les Stingers très au sérieux.
Photo Simon Clark Samuel Lefebvre et toute l’équipe du Rouge et Or prennent les Stingers très au sérieux.

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Le Rouge et Or de l’Université Laval et les Stingers se croiseront samedi à Concordia à l’occasion de la 33e édition du Shrine Bowl.

À quelques heures d’affronter son ami et ancien adjoint Brad Collinson, l’entraîneur-chef Glen Constantin se demande quelle formation se présentera sur le terrain du côté des Stingers.

«Il y a de l’incertitude, a souligné le pilote de Laval. On a vu deux équipes différentes sur les deux films. Les Stingers ont joué un bon match contre Montréal et ce fut plus difficile contre McGill. Parce que Montréal représente une équipe de pointe comme nous, l’adversaire donne toujours son meilleur effort. Contre McGill, on a vu qu’il y a eu un petit relâchement.»

«Dans un cas comme dans l’autre, j’ai demandé aux joueurs de jouer à notre niveau et ne pas se préoccuper de l’adversaire, d’ajouter Constantin. Les joueurs doivent s’attendre au meilleur de Concordia.»

Collinson partage la même vision que Constantin. «Ce n’est pas la même équipe qui a affronté Montréal et McGill, a mentionné l’entraîneur-chef des Stingers. Les gars doivent apprendre que c’est une bataille à chaque semaine et qu’il n’y a pas d’adversaire facile. On doit jouer dès le départ. McGill est sorti fort, avait un bon plan et nous n’avons pas réussi à mettre de la pression sur leur quart-arrière. J’espère revoir la même équipe qui a affronté Montréal lors du premier match.»

Collinson prévoit affronter un Rouge et Or différent du premier match contre Sherbrooke. «Laval sort d’une semaine de congé et quand tu leur donnes du temps, ils arrivent très bien préparés, a-t-il mentionné au sujet de ses anciens collègues. Laval mise sur de très bons porteurs de ballon et une solide ligne offensive et on s’attend à ce qu’ils veuillent courir, mais Samuel Chénard est capable de lancer le ballon, a-t-il prévenu. Je le connais depuis longtemps et nous avions gagné avec l’équipe du Québec quand il était mon quart-arrière.»

Amitié

Des deux côtés, on assure que l’amitié disparaît quand le match débute. Les Stingers misent sur cinq anciens du Rouge et Or au sein de leur personnel d’entraîneurs. «C’est spécial de voir tous ces anciens, mais il n’y a pas d’amis ou de pitié quand le ballon lève, a mentionné le centre Samuel Lefebvre. Les entraîneurs font un bon travail à Concordia et ils amènent une nouvelle culture.»

«Les anciens du Rouge et Or sont fiers de leurs racines, mais ont bâti les Stingers et non un mini Rouge et Or, de renchérir Collinson. Nous sommes fiers d’être des Stingers. On parle des anciens du Rouge et Or, mais on a aussi des entraîneurs qui ont des parcours différents. Nous avons tenu une retraite fermée en avril à Bromont et tous les entraîneurs sont soudés et sur la même page. C’est plaisant de revoir les anciens coachs à Laval, mais après le match.»

Une défensive très différente chez les Stingers

Samuel Lefebvre comprend très bien pourquoi l’offensive des Carabins de l’Université de Montréal a peiné à son premier match face aux Stingers de Concordia.

«La défensive de Concordia est pas mal différente de ce qu’on voit habituellement et fait plusieurs choses qui sortent de l’ordinaire, a expliqué le centre du Rouge et Or. Carl (Brennan) a fait un bon travail pour démystifier tout ça. On prend les Stingers au sérieux. Parce que c’était le premier match de la saison, les Carabins avaient une tâche difficile parce qu’ils n’avaient pas de bandes vidéo. C’est dur de s’ajuster dans le feu de l’action.»

Avec le coup de balai effectué par Brad Collinson au sein de ses adjoints pendant la saison morte, les Stingers misent notamment sur un nouveau coordonnateur défensif en Ed Philion.

Test concluant

«Nous aurons un gros travail à faire pour s’ajuster, a indiqué Lefebvre. Quand tu commets des erreurs mentales, ce genre de défensive te fait payer. Si on peut atteindre la ligne de mêlée, il pourrait se produire de gros jeux. Concordia aime arriver en surnombre à la ligne de mêlée et joue souvent une couverture zéro afin que le quart-arrière précipite ses gestes. On ne pourra pas se trouver souvent en 2e essai et long sinon on va trouver la journée longue.»

«Comme à chaque semaine, on prendra une fierté à bien courir le ballon, d’ajouter le produit des Faucons de Lévis-Lauzon. Contre Sherbrooke, Joanik Masse et Philippe Lessard-Vézina étaient incisifs et gagnaient des verges après le premier contact, ce qui facilitait notre travail.»

En pleine santé contrairement à l’an dernier où il revenait d’une opération à une épaule et blessé à un ischiojambier lors du dernier match de la saison régulière, Alec Poirier a réussi tout un catch pour une interception lors du premier match de la saison.

«Même si j’étais confiant, le match contre Sherbrooke était un test pour moi, a mentionné le secondeur de 2e année. Je suis affamé. Je suis satisfait, mais on peut toujours faire mieux. Je suis plus léger de 15 livres et ça fait une bonne différence. C’est plus facile quand tu peux courir plus vite. Le jeu se déroule plus au ralenti devant moi cette année. Concordia mise sur plusieurs athlètes capables de réussir des jeux explosifs.»

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