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Le pied dans la bouche...

Le président des jeunes libéraux du Québec a manqué une belle occasion de se taire.

Le pied dans la bouche...
TOMA ICZKOVITS/AGENCE QMI

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Le président des jeunes libéraux du Québec a manqué une belle occasion de se taire.  

  

Le pied dans la bouche...
JEAN-FRANCOIS DESGAGNES/JOURNAL

Une nomination saluée  

Dans l’écrasante majorité des cas, la nomination de ma collègue, et ex-députée libérale, Fatima Houda-Pepin à titre de déléguée du Québec au Sénégal a été saluée par la classe politique.     

Voilà une dame qui a brillé par la défense de ses convictions, tant à l’Assemblée nationale que dans son propre parti, quitte à tenir tête à l’orthodoxie de son chef en matière de signes religieux. Cela lui aura valu d’être tassée par Philippe Couillard.     

On connaît la suite.    

Fatima Houda-Pepin est originaire du continent africain et croit que «l’Afrique est le continent de l’avenir». Elle qui jouit d’une expérience parlementaire de plus de 20 ans, ce choix est tout à fait justifié et Mme Houda-Pepin sera bien placée pour faire rayonner le Québec tant au Sénégal que sur le continent dans son entier.    

Une nomination politique?  

J’ai sursauté quand j’ai lu cette critique acerbe, et franchement un peu pathétique, du président de la commission jeunesse du Parti libéral du Québec, Stéphane Stril. Une nomination «partisane et politique»? Vraiment?     

Fatima Houda-Pepin a été députée libérale pendant 20 ans. C’est une libérale mur à mur.    

  

  

Vrai qu’elle s’est coltaillée avec le chef Couillard (et d’autres orthodoxes de la défense du multiculturalisme chez le PLQ comme Marc Tanguay, par exemple) sur la question des signes religieux. Mais le temps lui aura donné raison. La position défendue par le PLQ en 2018, celle de Couillard et de ses sbires, elle a relégué le PLQ aux oubliettes au sein de l’électorat francophone.     

La marginalité politique. Rien de moins. Le pire score du PLQ depuis la Confédération de 1867.    

Plutôt que de faire des déclarations revanchardes du genre, Stéphane Stril devrait saluer l’acuité politique de l’ex-députée libérale. En grande partie, la très frileuse ouverture du PLQ à l’interculturalisme n’est pas si loin de ce que prônait Fatima Houda-Pepin avant d’être placée au banc des indésirables par son chef.    

Cette nomination est tout sauf politique justement.     

  

  

Nomination partisane?  

Celle-là c’est la meilleure. Mon détecteur de boulechite a explosé. Le Parti libéral qui a complètement politisé la haute fonction publique à coups de centaines, et de centaines de nominations partisanes.    

Allo M. Stril??? Madame post-it? Vous vous souvenez? C’était pas le PQ ni la CAQ, c’était chez vous.     

Ce parti qui, au-delà de toute logique, a insisté pour continuer à nommer seul le patron de la police anticorruption, t'sé le boss de l’UPAC, lequel venait du sérail libéral et lequel devait ensuite enquêter, en grande partie, sur le... Parti libéral.     

Digne d’une république de bananes.     

La dernière chose au monde sur laquelle quiconque au PLQ peut faire la morale c’est bien l’éthique, l’intégrité, et les «nominations partisanes» justement.    

À l’évidence, la réflexion sur ce qui a coulé le PLQ reste à faire.    

***   

AJOUT M. Stéphane Stril m'a avisé qu'il n'est plus le président de la commission jeunesse du PLQ depuis le 1er septembre. Il s'exprime à titre personnel.